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Régime public d’assurance médicaments

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Aux 433 signataires de la campagne
« Pour un régime entièrement public d’assurance médicaments » (2009-…)

Consultation en cours au fédéral

Les modalités de consultation du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments sont maintenant connues : ICI. D’ici le 28 septembre, les groupes sont invités à envoyer une lettre ou un mémoire. Certains d’entre vous ont peut-être aussi été conviés à une table ronde du Conseil consultatif qui se tiendra à Montréal le 22 août. La population en général est enfin conviée à remplir un questionnaire en ligne : il serait important que nos membres respectifs soient invités à le remplir en grand nombre ! Pour outiller les gens, la Coalition canadienne de la santé a préparé un petit outil utile. L’objectif de notre participation doit principalement être de faire comprendre au gouvernement fédéral que nous ne voulons PAS d’un régime national à la québécoise, public-privé, à cause de tous ses défauts. Une assurance médicaments 100% publique, c’est urgent!

Lettre ouverte collective : assurance médicaments 100 % publique – il est plus que temps d’agir

En juillet, 8 organisations (UC, CSN, CSQ, FTQ, FIQ, APTS, RQACA, TRPOCB) ont uni leurs voix dans une lettre collective pour inciter les partis politiques québécois à agir rapidement dans ce dossier.

La lettre collective a été publiée dans Le Quotidien et Le Soleil.

Les élections provinciales approchent !

Nous vous invitons à aborder avec les candidats que vous rencontrerez l’urgence de mieux garantir l’accès aux médicaments et le contrôle de leurs coûts par un régime entièrement public d’assurance médicaments. Ensemble, faisons de ce dossier un enjeu incontournable de la prochaine campagne électorale ! Nous sommes plusieurs organisations à s’activer en ce sens : un grand effort collectif pourra faire définitivement pencher la balance !

Aidez-nous à atteindre 500 appuis !

À l’heure actuelle, ce sont plus de 430 groupes et personnalités influentes (médecins, chercheurs, professeurs d’université, politiciens, …) qui nous ont acheminé leur appui officiel. Parmi ceux-ci : de grandes organisations syndicales, de très nombreux groupes communautaires nationaux et locaux et plusieurs personnalités telles le docteur Alain Vadeboncoeur, l’ancien ministre Jean Rochon et des chercheurs de renom sur les questions de santé. Aidez-nous à atteindre d’ici Noël le nombre de 500 appuis ! Consultez les appuis

Cadeau estival : 11 vignettes web à diffuser

Toutes fraîches sorties des méninges surchauffées d’un petit comité interne, nous vous partageons 11 vignettes qui résument en peu de mots l’argumentaire en faveur d’un régime 100% public d’assurance médicaments. Elles permettent de véhiculer un message simple et percutant destiné à faire connaître le dossier et accroître la pression sur les élus et les futurs candidats aux élections. Plus précisément, mais pas exclusivement (libre à chacun de les utiliser comme bon lui semble), nous les avons réfléchies avec les deux objectifs suivants :

  1. Dans le cadre de la campagne Le remède aux coupures, ça existe et on l’a de la Coalition solidarité santé à laquelle nous collaborons étroitement : faire un blitz pour atteindre les 10 000 lettres envoyées aux députés du Québec avant le déclenchement des élections, donc d’ici le 29 août (nous en sommes à 8040 !)
  1. Inciter les gens à répondre au questionnaire du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments d’ici le 28 septembre 2018.

C’est en ce sens que nous avons élaboré le calendrier de publication avec les messages-types destinés à accompagner chaque vignette sur les réseaux sociaux. À utiliser sans modération, comme bon vous semble !

Vignettes…
Calendrier de diffusion…

Édito de la rentrée 2018

LE MOT DE LA RENTRÉE

Chères et chers collègues,

Quel été magnifique ! À n’en pas douter, ce soleil ardent et persistant vous aura permis de recharger vos batteries pour cette rentrée que nous vous souhaitons des plus stimulantes, et cela dans les différentes sphères qui composent notre magnifique profession. Nous vous souhaitons du plaisir, de l’émerveillement et des découvertes tout au long de cette année scolaire et syndicale qui s’annonce fertile à plusieurs égards.

Une année qui s’annonce bien remplie

L’automne 2018 donnera le coût d’envoi du processus menant à une nouvelle ronde de négociation pour le renouvellement de notre convention collective en 2020 : démarches politiques en vue d’une alliance avec la FNEEQ, enquête thématique qui mènera à l’élaboration d’un cahier de demandes et tournée de consultation seront au menu de cette année. Tout cela dans le contexte d’une campagne électorale qui débutera le 23 août prochain.

Au niveau local, nous tenterons de donner suite à notre demi-journée de réflexion sur la liberté d’enseignement, qui a eu lieu en mai dernier. En ce sens, nous produirons au cours du mois de septembre un document faisant la synthèse des commentaires recueillis que nous présenterons à la direction. Nous vous consulterons en assemblée générale sur la façon de concrétiser la reconnaissance de notre liberté académique. Nous reviendrons également à la charge sur l’épineuse question de la disponibilité. Dans un autre ordre d’idées, dans le contexte des nouvelles ententes locales signées en mai et des importantes difficultés vécues, le printemps dernier, par de nombreux départements lors de l’élaboration des projets de répartition départementaux, le Syndicat verra à revoir et à mieux préciser son rôle dans le soutien des équipes départementales.

Voilà donc quelques dossiers qui retiendront notre attention pour l’année à venir. D’ailleurs, nous vous invitons à venir débattre de notre projet de plan d’action 2018-2019 à l’assemblée générale du 5 septembre prochain. Nous avons déjà hâte à cette première rencontre avec vous.

À très bientôt, et bonne rentrée !

Paul-Émile Houle
Président, SPPCSF-FEC

Rédactrice en chef_éditorial

Éditorial de la rédactrice en chef

Chères lectrices et chers lecteurs de l’Hebdo syndical,

EditorialSi vous êtes un tant soit peu assidu.e.s à la lecture de notre chronique hebdomadaire, vous aurez constaté que le « je » y trouve peu souvent sa place en tant que destinateur ; nous préférons, d’ordinaire, tenir un discours dépersonnalisé qui se contente de véhiculer de l’information, quoiqu’empruntant aussi, à ses heures, à une fonction incitative afin de vous convaincre de venir participer à nos activités. Or voici le moment, pour la rédactrice en chef de votre Hebdo, d’insérer des digressions subjectives.

Voilà : après deux ans à m’immiscer dans votre boîte de réception, je cède ma place à quelqu’un d’autre et je retourne chausser mes pantouflettes de prof à temps plein. Ce sera certes plus facile de voir venir les échéances et je gérerai vraisemblablement ma vie personnelle avec un peu moins de flou artistique, mais le fait de savoir que je ne serai plus en contact avec autant de mes collègues, même si c’est virtuellement, me manquera.

Ce départ de l’Hebdo coïncide par ailleurs avec le départ de mes fonctions comme représentante syndicale après deux années bien remplies. J’en ressors certes fatiguée puisque j’ai souvent été bien loin de ma zone de confort, mais tout de même riche d’une expérience humaine telle que je n’en avais pas encore connu depuis que je suis arrivée au cégep de Ste-Foy, à l’automne 2007.

L’implication syndicale peut en effet faire vivre vertiges et moments de grande perplexité devant la complexité des mandats qui nous échoient, mais ce travail offre en retour des occasions de faire la différence auprès de collègues : aider, être l’oreille attentive dont quelqu’un avait besoin, accompagner dans un cheminement, orienter vers les ressources disponibles, conseiller et accueillir sont des actions et des attitudes qui, en retour, nous valent des témoignages de reconnaissance et, si l’on se le permet, un sentiment d’accomplissement devant les efforts auxquels on a consenti sans compter nos heures.

Je fermerai donc ce chapitre en vous remerciant pour la confiance que j’ai reçue durant mes deux mandats, pour le temps que vous avez passé à lire mes articles (trop) souvent imparfaits et pour le soutien formel et informel qu’on m’a manifesté. Je conclurai, surtout, en vous disant que pour l’avoir expérimentée de l’intérieur, la vie syndicale, au cégep de Ste-Foy, est faite d’intégrité, de rigueur et de dévouement. Je retourne à mes pantoufles de prof l’esprit en paix, sachant que l’équipe syndicale de l’an prochain rivalisera de créativité et d’énergie afin de bien vous représenter.

Solidairement vôtre, pour une dernière fois,

Marianne Bouchard Landry
(désormais simplement) professeure de littérature

Demi-journée de réflexion du 30 mai

Demi-journée de réflexion sur la liberté d’enseignement : quelques heures particulièrement nourrissantes passées entre collègues!

Colouful speech bubblesLe 30 mai dernier, lors de la demi-journée de réflexion sur la liberté d’enseignement que nous avons organisée, de nombreuses professeures et de nombreux professeurs ont répondu à l’appel afin de discuter d’un thème qui, nous l’aurons une fois de plus constaté, les rejoint et les interpelle en raison de ses nombreux impacts sur le travail individuel et collectif. Cinq ateliers, articulés autour d’autant de thématiques, ont été l’occasion pour les membres du bureau syndical de prendre le pouls de l’intelligence, la complexité, la rigueur et le professionnalisme avec lesquels les professeur.e.s réfléchissent aux valeurs fondamentales qui sous-tendent leur travail. Pour nous, ce fut un moment de nous ragaillardir, fortes et forts d’un message que nous nous efforcerons de porter du mieux de nos capacités.

Maintenant, une fois cette demi-journée passée, le travail est loin d’être terminé puisque nous nous faisons un devoir de transmettre le plus fidèlement possible vos idées, vos inquiétudes, vos positions et vos attentes à l’égard de cette composante essentielle de notre travail. L’équipe du bureau syndical passera donc une partie de l’été à la rédaction d’un document qui, nous l’espérons, pourra relancer dès cet automne et dans de nouvelles perspectives nos discussions avec la nouvelle direction en place.

Nous en profitons, au terme de cette activité, pour remercier toutes celles et tous ceux qui ont participé aux diverses actions de mobilisation et de visibilité au cours de l’année qui tire à sa fin ; nous avons certes, à nous cinq, quelques convictions et de l’énergie, mais quand nous savons une équipe de professeur.e.s derrière nous, nous nous sentons porté.e.s par un souffle énergisant et solidaire. Merci, du même coup, pour la confiance que vous nous avez accordée nous essayons de nous en montrer dignes chaque fois que l’occasion se présente.

Sincèrement, merci à vous, toutes et tous autant que vous êtes!

Mais surtout… bonnes vacances!

Solidairement vôtres,
Les membres du bureau syndical

Alternative au G7_Rendez-vous

Rendez-vous pour une alternative au G7

affiche-9-juin-réduitLe samedi 9 juin, de 10 h à 22 h, la Coalition pour un Forum alternatif au G7 (CFA/G7) organise une série d’activités à Québec. La Coalition veut dénoncer le fait que, selon eux, le G7 ne suit pas réellement un désir de discuter des défis que devront relever les populations des pays concernés, mais plutôt de faire valoir les intérêts des grandes entreprises qui trouvent le moyen d’exercer des pressions sur les représentants au G7.

Parmi les activités prévues pour le 9 juin, notons une manifestation pacifique devant l’Assemblée nationale et un spectacle d’humour.

Pour en savoir davantage sur la CFA/G7, vous pouvez consulter leur site web : http://cfag7.org/

Répondant à la réussite et son importance

Éditorial : le rôle de répondant.e à la réussite et son importance

Cette semaine, l’Hebdo syndical offre une tribune à un collègue professeur qui, par le biais d’un témoignage à vocation éditoriale, fait le portrait du rôle fondamental et déterminant du répondant à la réussite. À l’heure où les libérations accordées aux répondant.e.s ont baissé de façon significative au cégep de Ste-Foy, il nous est apparu plus que pertinent de réfléchir aux fondements de cette mesure.

Cliquez ici pour lire l’éditorial…

Bonne lecture!

 

 

Éditorial_Répondant à la réussite

Répondant à la réussite – bilan de l’année 2017-2018

Un texte de Charles Beaudoin-Jobin, professeur de sociologie

Peu de mots peuvent exprimer la gratitude d’être professeur. À chaque session, je constate à quel point les rencontres qui composent les jours sont autant d’heureux carrefours livrés aux hasards de la route. Je rends hommage à ces moments uniques, précieux, en suspension dans le temps, à ces paroles qui témoignent, à ces échanges qui m’émeuvent, à ces mots dignes de bâtons à messages et à ces éclats de rires gravés dans la marche du temps.

Enseigner, c’est prendre le temps de transmettre passionnément le goût du savoir, c’est stimuler la curiosité intellectuelle, l’imagination et la créativité, c’est renouveler à chaque instant et sans relâche cette capacité de s’émerveiller devant la marche des événements, c’est ouvrir des horizons et allumer des réverbères. Enseigner, c’est partager des sentiments d’indignation et de solidarité nécessaires à la vie en société.

Au terme d’une autre session d’enseignement, je rends hommage à ces étudiantes et étudiants qui nous inspirent et nous donnent de l’élan, à celles et ceux qui nous questionnent et nous éveillent en de communes passions conjuguées à l’engagement social, là où se renouvelle sans cesse l’espoir solidaire et là où la beauté du monde ne s’épuise pas.

Parfois, à l’approche d’une autre fin de session, il y a de ces offrandes, ces mots empreints d’une « vraie » reconnaissance – ces livres prêtés ou ces différents conseils de lectures pour l’été, ces fragments de poèmes échangés, ces témoignages émouvants, ces relations au savoir qui nous a, ensemble, changé, ces inspirantes lunettes sociologiques données parce que les miennes en cours de route se sont cassées… – qui donnent au verbe enseigner tout son sens.

Chaque session, nous avons la chance de recevoir de jeunes adultes qui décident de poursuivre leurs études dans un établissement d’enseignement supérieur, le cégep. Haut lieu de savoirs, de transmission de connaissances, d’expériences riches et de rencontres marquantes, de mille et une opportunités pour s’ouvrir sur le monde, de foisonnement d’activités pédagogiques stimulantes, le cégep offre l’occasion de saisir momentanément, mais dans toute sa profondeur, cette grande marche que constituent l’éducation, et plus particulièrement les études supérieures.

En tant que répondant à la réussite, cette expérience de l’enseignement prend une autre dimension. Elle est celle des rencontres plus personnalisées : le temps de dire, de prendre la parole, de témoigner dans une relation de confiance de cette marche qui parfois peut davantage être épreuves, ruptures, deuils, échecs, stress et angoisses et même harcèlements, blessures, dépendances ou encore et non si rarement, agressions à caractère sexuel, violences conjugales ou familiales… Le répondant à la réussite n’est pas une simple « bouée de sauvetage » pour ces étudiantes et étudiants en situation d’occurrence ou en première session pour qui la marche peut parfois être plus éprouvante. Cette tâche est celle du travail d’empathie, de compassion, de compréhension, d’écoute, de sincère solidarité, autant de compétences qui demandent de prendre le temps, de ralentir la cadence, pour accueillir avec diligence une personne dans toute sa complexité. De concert avec d’autres professeur.e.s et intervenant.e.s, nous travaillons dans un esprit de collégialité pour que ces étudiantes et étudiants se relèvent des différentes épreuves et trouvent un sens à leurs études.

La tâche de répondant à la réussite nécessite de saisir l’ampleur des défis auxquels sont confrontés les étudiantes et étudiants : les raisons de ces horaires parfois chargés au point d’étranglement, la motivation qui tout d’un coup vacille, le blues à l’âme qui des fois s’installe sans prévenir, la pression de performance des parents ou encore celle de leurs pairs et de l’institution elle-même. La tâche de répondant nous permet de voir la marche qui, pour plusieurs, est parfois grande entre le secondaire et le Cégep. Les amis qui vous entraînent sur une pente glissante et de ces notes qui ne suivent pas. Le répondant à la réussite voit ce que d’autres n’ont pas l’occasion ou le temps de voir.

D’une rencontre à l’autre, certains vous témoignent, par un besoin pressant de dire et de raconter, de leur vie en dehors du cégep, que ce soit de leur déménagement, de leur arrivée dans la vieille capitale, de leurs appréhensions, leurs peurs, leurs échecs, de leurs objectifs à plus long terme, ou encore de leurs projets à l’horizon. La tâche du répondant est celle de l’accompagnement ; celle de prendre le temps sans juger et sans empressement. Parfois, nous ne verrons ces étudiantes et étudiants que deux fois et il n’est pas rare que certains vous demandent, le cœur serré, une troisième puis une quatrième rencontre. Ils et elles vous le diront : cet espace d’échange est précieux.

Ce temps précieux pour le dialogue, vous diront-ils, est trop rare dans notre société qui carbure à l’efficacité, au rendement et à la performance à tout prix et où la marche des études supérieures prend parfois davantage l’allure d’un véritable « train d’enfer ». Parfois, on vous écrira ces témoignages empreints de reconnaissance qui vont droit au cœur : « un gros merci, vous avez été précieux pour moi pendant la session » / « Merci pour votre présence, pour votre aide, pour vos conseils » / « Au plaisir de se revoir la prochaine session » / « Un immense merci pour tout ».

Tel qu’écrit dans le bilan collectif de cette année, « au cours de l’année 2017-2018, les répondants à la réussite du programme sciences humaines ont soutenu un nombre important d’étudiants pour un total de 275 rencontres individuelles. Bien qu’ils donnent un aperçu de l’ampleur de cette mesure d’aide en sciences humaines, ces chiffres ne peuvent traduire à eux seuls l’importance de cette mesure, pas plus que l’engagement de ses principaux acteurs, et surtout pas son impact sur les étudiants qui en bénéficient. À notre avis, ces derniers éléments doivent être considérés dans la réflexion actuelle, plus large, de cette mesure d’aide à la réussite au collège. »

À la fin de cette première année, de ce cette première expérience de répondant à la réussite, force est de reconnaître que faire un bilan de cette mesure essentielle nécessite de mettre en lumière la dimension qualitative de ces rencontres. Bien que leur nombre permette de mesurer une partie de la tâche, ces « données probantes » ne reflètent que la partie visible du travail, calcul bien réducteur d’une mesure de la réussite éducative.

Est-ce que ces chiffres offrent réellement un portrait juste et fidèle de tous ces échanges ? Permettent-ils de rendre compte de ces dizaines et dizaines de courriels envoyés au fil des jours (invitant à une rencontre, rappelant un rendez-vous ou encore pour relancer un étudiant parce que le rendez-vous a été oublié) ? Est-ce que ces données probantes permettent de saisir la profondeur de ces rencontres qui parfois s’étirent bien au-delà de la demi-heure prescrite? Enfin, est-ce uniquement sur la base de ces données que sont prises les décisions relatives à cette mesure de répondant à la réussite pour encore une fois devoir faire plus avec moins ?

Ces échanges ne peuvent être réduits à des calculs et à une quantification de la tâche. Enseigner, c’est prendre le temps de partager ; c’est ouvrir des fenêtres pour demain ; c’est saisir dans toute sa complexité et sa diversité l’être humain. Une personne entière ne saurait être réduite à un capital ou encore moins à un chiffre, à un matricule dans une ligne comptable d’une institution d’enseignement. Les étudiantes et étudiants ne sont pas des clients à satisfaire à tout prix, à « faire réussir pour comptabiliser et diplômer pour se distinguer ». Cette vision, de plus en plus hégémonique, tend à réduire la relation pédagogique à un rapport marchand et strictement comptable. Or, l’éducation collégiale vise avant tout à développer un esprit critique, à acquérir des savoirs, des compétences et des connaissances, à s’inscrire dans un monde commun.

Comme le rappellent à juste titre certains auteurs, dans le monde de l’éducation et des mesures de réussite éducative, ce mouvement de quantification « véhicule une vision particulière du mode de régulation des métiers de l’éducation. Il repose sur l’idée que l’activité de l’artisan en éducation peut et doit être soumise à la rationalité instrumentale[1] », une rationalité bien étrangère à la nature du métier d’enseignant. Dans cette perspective, l’efficacité de l’enseignement est évaluée sur des critères uniquement quantitatifs sans aborder certains enjeux pédagogiques, politiques et sociaux de fond. Il est temps de prendre conscience de ces nombreuses dérives et de repenser dans un esprit de collégialité l’éducation publique.

Tout au long de la session, accompagner ces étudiantes et étudiants offre une occasion unique et riche d’expérience humaine. Ces expériences nous permettent de repenser plus largement la question non seulement de la réussite, mais aussi et peut-être surtout du lien social, ces liens qui nous unissent les uns aux autres et favorisent la cohésion, l’entraide, l’écoute, le partage, autant de dimensions essentielles à la poursuite des études et, par là, au vivre-ensemble. Pour plusieurs de ces étudiantes et étudiants, ces précieuses rencontres de réussite, hors d’un cadre de jugement sur l’excellence, de comparaison à la moyenne et de pression de performance, ouvrent une nouvelle manière de penser le succès, mettant de l’avant la poursuite et le sens des études supérieures. « Ne me jugez pas sur mes succès, jugez-moi sur le nombre de fois où je suis tombé et où je me suis relevé à nouveau » (Nelson Mandela). Pour se relever, il faut parfois des mains tendues. Du temps. Une compréhension des conditions de la « chute ». Des liens forts de solidarité. Un esprit de collaboration et de collégialité. Des ressources. Une volonté de faire ensemble dans un monde commun.

Voilà, en des mots empreints de résilience, une autre manière de parler de la réussite et du succès dans les études et surtout, du rôle fondamental de ces lieux de rencontres et de présence à l’autre, là où le temps et la compréhension sont à l’honneur, là où la profession prend tout son sens.

En espérant que ces quelques mots puissent trouver écho,
Je souhaite de tout cœur que ce témoignage renouvelle l’espoir solidaire.
Que la beauté de ces rencontres et de ces échanges ne s’épuise pas.

Veuillez agréer l’expression de mes sincères salutations,

Passionnément enseignant et répondant à la réussite,

Charles Beaudoin-Jobin

[1] Frédéric Saussez et Claude Lessard, « Les ‘données probantes’, un nouveau dogme ? », Le Devoir, 22 décembre 2016.

Retour AG et AGX du 16 mai

Retour sur les assemblées générales du 16 mai dernier

Le 16 mai dernier, deux assemblées générales ont eu lieu, à savoir une régulière et une extraordinaire d’élection. Nous vous présentons ici un bref compte rendu de ce qui s’y est passé.

À l’occasion de l’assemblée régulière, de nombreux bilans ont été présentés. Notons d’abord un bilan d’une année très occupée en ce qui concerne la négociation des ententes locales. Un portrait du processus y a été brossé, pour ensuite faire le tour des ententes conclues et dûment signées, mais aussi des dossiers encore ouverts, tels que ceux de la disponibilité des professeur.e.s et de la liberté d’enseignement. Ensuite, les représentant.e.s des divers comités (syndicaux, paritaires et formés par le Collège) ont présenté le bilan de leurs activités respectives et, enfin, le bureau syndical a fait son propre bilan à partir des éléments qui avaient été définis dans le plan d’action 2017-2018.

À cette assemblée régulière succéda une assemblée générale extraordinaire d’élection au cours de laquelle les membres ont élu leurs représentant.e.s au bureau syndical pour l’année 2018-2019, à savoir :

  • Présidence : Paul-Émile Houle (mathématiques)
  • 1ère vice-présidence : Amélie-Elsa Ferland-Raymond (sociologie)
  • 2ème vice-présidence : Jonathan Pellicelli (chimie)
  • 3ème vice-présidence : Édith Pouliot (sociologie)
  • 4ème vice-présidence : André Trottier (français)

L’assemblée générale extraordinaire a également procédé aux élections des professeur.e.s qui vous représenteront aux différents comités formés par le collège. Ces comités sont tous extrêmement importants pour assurer, d’une part, le dynamisme de la communauté professorale et collégiale, et d’autre part, une représentation de la vision des professeur.e.s aux différentes instances de l’organisation collégiale.

Merci à toutes les personnes désignées pour le temps, l’énergie et la rigueur qu’elles et ils consacreront à bien vous représenter.

Consulter la liste des personnes nommées aux différents comités…

Merci également à André Bresson, qui a œuvré à titre de président d’élection.

Assemblée générale 16 mai_Rappel

Rappel – Dernière assemblée générale le 16 mai à 12 h!

C’est le 16 mai dès 12 h, dans le local J.286-288, que vous aurez l’occasion de faire le bilan de l’année 2017-2018 (négo locale et autres dossiers) et, surtout, d’élire vos représentant.e.s aux divers comités et au bureau syndical à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire d’élection qui débutera vers 14 h.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’ordre du jour qui vous a été envoyé le 9 mai dernier.

En espérant vous y voir nombreuses et nombreux!

50e anniversaire de la FEC_Mot de Lucie Piché

Entretien avec Lucie Piché à l’occasion du 50e anniversaire de la FEC

logo fec2Afin de souligner le 50e anniversaire des cégeps mais aussi celui de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), Lucie Piché, présidente de la FEC et ancienne membre du bureau syndical du SPPCSF, a accordé un entretien au cours duquel elle aborde plusieurs enjeux relatifs à l’enseignement collégial : précarité d’emploi chez les enseignant.e.s, remise en question récurrente de l’existence même des cégeps, perfectionnement, difficultés relatives au financement, etc.

Vous pouvez lire le compte rendu de l’entretien entre Lucie Piché et Alain Lallier en vous rendant sur le site du Portail du réseau collégial ici : http://lescegeps.com/organismes/groupes_detablissements_et_organisations_professionnelles/reinvestir_pour_reparer_les_pots_casses_par_lausterite