L'hebdo syndical

Hebdo du 16 février 2026

L’activité intersyndicale de la Saint-Valentin : un franc succès! 

Le 11 février dernier s’est tenue notre activité intersyndicale de la Saint-Valentin, majoritairement financée par notre centrale syndicale, la CSQ. Le but de cette activité, appuyée par un fonds spécial de financement pour projet intersyndical, est de favoriser les rencontres entre les différents syndicats d’un milieu afin d’entretenir des liens de collaboration.  

Comme nous l’écrivions la semaine passée, le sens de la communauté n’est pas inné : il se tricote un rang à la fois, en allant à la rencontre des personnes qui nous entourent et qui constituent chacune une maille de notre communauté. 

À en juger par le franc succès de l’activité (nous avons manqué de gâteaux et de café!), le besoin de fraternité et de communauté est plus fort que jamais à Sainte-Foy. Nous vous remercions pour votre participation, vos sourires, vos échanges.

Souvenirs du succès de l’événement, ces deux belles photographies. Merci à tou.tes! À l’an prochain! 

 

La transition écologique en éducation et la relance du comité vert 

Midi-causerie sur la transition écologique en éducation 

Le SPPCSF, avec l’appui des professeur.es engagé.es Guillaume Simard, Marie-Solenne Percolides et Sophie Descôteaux, vous convie à un MIDI-CAUSERIE portant sur les États généraux de l’enseignement pour la transition écologique et sociale.  

Mercredi 4 mars de 12 h 15 à 13 h 30 
au local J-220   

Ce sera une occasion de discuter avec les professeur.es qui nous ont représenté.es aux États généraux de l’enseignement pour la transition écologique et sociale. Apportez votre lunch, le syndicat offrira café, thé (pensez environnement, apportez votre tasse) et dessert. 

Essentiellement, il s’agit d’une occasion d’échanger informellement sur les constats et les questionnements qui ont émergé des États généraux. Nous pouvons également espérer que, de cet échange, émerge une collaboration interprofessorale étendue sur ces mêmes enjeux. Pour en savoir davantage, faites la lecture du compte rendu des États généraux dans ce même hebdo!  

Relance du comité vert 

Le syndicat profitera de la rencontre pour relancer son comité environnemental. Nous nous permettons donc de sonder également votre intérêt à vous y engager. 

Merci de nous indiquer votre désir de participer à l’une ou l’autre des deux activés au moyen du formulaire ci-dessous.

Lien vers le formulaire : L’engagement vert, ça m’intéresse!

 Au plaisir de poursuivre la réflexion avec vous! 

 

Et si l’enseignement supérieur devenait l’un des leviers les plus puissants de la transition socioécologique? 

*Le bureau syndical remercie chaleureusement Guillaume Simard, Marie-Solenne Percolides et Sophie Descôteaux pour cet article ainsi que pour leur participation aux États généraux pour une transition écologique!* 

États généraux pour une transition socioécologique

Du 7 au 10 janvier derniers se sont tenus les États généraux pour une transition socioécologique, un événement d’envergure qui a rassemblé plus de 350 personnes issues du milieu collégial et universitaire : membres du personnel enseignant, personnes étudiantes, conseillères et conseillers en transition, chercheuses, chercheurs et conférencier·ères engagé·es. 

Ces journées ont constitué un moment fort de réflexion collective, mais surtout un espace d’élan et de mise en mouvement, où le savoir s’est articulé à l’action. 

Qu’est-ce que la transition socioécologique? 

La transition socioécologique (TSÉ) vise le développement des sociétés humaines à l’intérieur des limites planétaires. Elle décrit le passage de notre système actuel vers un modèle socialement plus justeécologiquement viable et démocratiquement renforcé. 

Il ne s’agit pas d’un simple ajustement, mais d’une transformation profonde de nos façons d’enseigner, de produire, de consommer, de décider et de vivre ensemble. 

Un diagnostic partagé 

Le document préparatoire des États généraux (disponible ici :
https://www.transformationsencours.ca) constitue une ressource particulièrement riche. Il met notamment en lumière les préoccupations exprimées dans un vaste sondage mené auprès des étudiant·es et des enseignant·es (n = 781). 

Quelles dimensions de la crise socioécologique préoccupent le plus? 

  1. La poursuite d’un système socioéconomique incompatible avec les limites planétaires 
  2. La diminution et la dégradation des ressources naturelles 
  3. L’effondrement de la biodiversité 

Ces résultats confirment l’urgence d’agir, mais aussi la lucidité déjà bien présente dans les milieux d’enseignement. 

Une dynamique collective inspirante 

Chaque journée débutait par des présentations magistrales abordant des enjeux clés : écologisation des établissements, justice environnementale, gouvernance éducative, transition et transformation sociale. 

Par la suite, des groupes de travail de 20 à 40 personnes se formaient afin de réfléchir à des questions concrètes et de formuler des propositions de solutions. En fin de journée, le grand groupe se réunissait à nouveau pour partager ces cocréations, nourrissant un véritable dialogue collectif. 

L’ambiance était à la fois studieuse, généreuse et profondément mobilisatrice. Voir autant de personnes rassemblées autour d’un objectif commun donnait le sentiment très clair que cette transition, bien que complexe, est désirée et portée collectivement. 

Repenser le rôle des établissements d’enseignement 

Un thème central a traversé l’ensemble des discussions :
comment imaginer un campus ancré dans son milieu, en collaboration avec les organismes communautaires, pour répondre aux grandes questions socialement vives ? 

Pauvreté, insécurité alimentaire, itinérance, pollution, changements climatiques, perte de biodiversité, démocratie, santé mentale, malbouffe… Autant d’enjeux qui touchent directement les étudiant·es et leur avenir. 

Il est apparu essentiel de retisser des liens avec la communauté de notre biorégion, d’agir de manière transdisciplinaire, et de créer un véritable maillage entre les réalités du terrain et l’enseignement. 

Passer du constat à l’action 

Parmi les principaux freins à l’écologisation identifiés : le manque de temps et le manque de connaissances. Plusieurs pistes concrètes ont été proposées : 

  • Offrir des formations dédiées au personnel enseignant 
  • Mettre en place des groupes de travail permanents 
  • Créer des répertoires de ressources accessibles à l’ensemble de la communauté collégiale 
  • Adopter une approche « less is more », en acceptant de laisser tomber certains savoirs ou compétences devenus moins pertinents dans un monde où 7 des 9 limites planétaires sont déjà dépassées 

Dans cette perspective, l’idée de « composter » certains contenus pour faire émerger des apprentissages plus utiles, plus cohérents et plus porteurs de sens a suscité beaucoup d’intérêt. 

L’importance d’agir, maintenant 

Les représentant·es du collectif Imagine Change l’ont clairement souligné :
il est crucial de comprendre les causes et les impacts des changements climatiques, ainsi que les dynamiques de résistance et de statu quo. Toutefois, l’action demeure le cœur de la transition. 

Accumuler les connaissances sans agir peut mener à un sentiment d’impuissance, voire de découragement. À l’inverse, l’action collective redonne du sens, de l’espoir et de la cohérence. 

Quelques constats clés 

  • Le terme développement durable est de plus en plus remis en question, au profit de celui de transition socioécologique, qui reconnaît explicitement les limites physiques de la planète. 
  • La transition socioécologique devrait être intégrée de manière transversale dans l’ensemble des cours, plutôt que cantonnée à un seul nouveau cours. 
  • La présence d’Élyse Lefebvre, étudiante au Cégep de Sainte-Foy et représentante de près de 70000 étudiant·es, a rappelé l’importance de la liberté académique et du rôle central des personnes étudiantes dans cette transformation. 

« C’est un appel à toutes et à tous pour que l’enseignement supérieur devienne une véritable force de changement. » 

Et maintenant? 

Vous pouvez rejoindre le groupe TJC pour échanger autour de projets d’écologisation et entrer en contact avec Matter Most. 

Pour vous inscrire à cette plateforme, cliquez sur le lien d’invitation suivant : https://framateam.org/signup_user_complete/?id=ozhm6bjipjdb5ewfzdayx4w93a&md=link&sbr=su 

Les États généraux ont démontré une chose essentielle : 

La transition socioécologique est déjà en marche

Il nous appartient maintenant de la rendre concrète, inclusive et durable, au bénéfice des étudiant·es d’aujourd’hui et des générations à venir. 

 

Comité d’Action Féministe (CAF) : volontaires recherchées!  

Lors de la dernière assemblée syndicale, aucune membre ne s’est présentée pour être élue au CAF. Le comité demeure sans tête dirigeante, mais trois personnes se sont portées volontaires pour participer, à divers niveaux d’engagement, à un comité.  

Si vous désirez être la représentante du CAF, secondée par un comité que le bureau syndical contribuera à former, faites-nous signe au sprofesseurs@csfoy.ca 

Nous vous proposons toutefois aussi simplement de nous envoyer votre nom si vous souhaitez donner un coup de main à un éventuel comité. Par ailleurs, il serait possible, avec le soutien du bureau syndical, de former une équipe plus horizontale où les tâches seraient réparties entre les volontaires selon le temps dont dispose chacune.  

Bref, on a besoin de vous pour faire vivre la Journée internationale des droits des femmes au cégep de Sainte-Foy, ainsi que pour d’autres activités qui pourraient intéresser l’éventuel CAF. Merci de nous indiquer votre intérêt : toutes les contributions sont bienvenues 

 

Projet École ensemble : pétition à signer individuellement 

En mai 2025, l’assemblée générale du SPPCSF, après discussion, s’était montrée favorable à ce que la délégation du SPPCSF vote en faveur de la proposition élaborée par École ensemble lors du congrès de la FEC, notre fédération syndicale.  

Pétition 

Une pétition circule que vous pouvez appuyer si vous adhérez individuellement au projet proposé par École ensemble : École ensemble : pour l’égalité des chances en éducation. 

Petite récapitulation (mai 2025, c’est loin!) 

École ensemble est un OBNL dirigé par Claude Lessard (Sociologie, U de M). Le but de ce mouvement est de freiner le concept de « marché scolaire » en faisant la promotion de valeurs telles que l’égalité des chances, la mixité sociale, le droit universel à l’éducation, l’implication citoyenne et l’implication de la recherche 

La proposition d’École ensemble est axée sur le désir d’une plus grande mixité sociale dans le réseau scolaire : il s’agit d’enjeux de société plutôt que d’enjeux purement économiques. Son Plan pour un réseau scolaire commun se détaille ainsi :  

Volet 1​ 

  • Élèves assignés à une école selon leur bassin d’appartenance 
  • Aucune sélection des élèves possible 
  • Écoles publiques ou « privées conventionnées », 100 % financées par l’État 
  • Fin des frais de scolarité exigés aux parents 
  • Les écoles privées « non conventionnées » ne sont plus financées par l’État 

Volet 2​ 

  • Carte scolaire dite « juste » 
  • Frontières des bassins scolaires établies en fonction d’un indice de mixité socioéconomique 
  • Volonté que chaque bassin soit représentatif de la mixité sociale 
  • Distance entre l’école et la maison minimisée pour favoriser le transport actif et/ou en commun 

Volet 3​ 

  • Atténuer l’effet de la défavorisation 
  • Ajuster les cartes scolaires pour réduire le nombre de zones dites « défavorisées » 
  • Volet qui semble présenter le plus d’enjeux, la création de bassins scolaires équitables étant parfois impossible 
  • Système de compensation pour les écoles pour contrer les effets de la défavorisation 

Volet 4​ 

  • Chaque école offre des projets particuliers à tous les élèves 
  • La sélection intraécole des élèves n’est pas permise (tests, coûts associés à un projet, etc.) 
  • Tout enrichissement est offert à tous, et ce, sans frais 
  • Modèle de la « 5e période », où les cours passent de 75 à 60 minutes avec ajout d’une période de 60 minutes pour l’enrichissement 

Si ce projet vous intéresse, signez la pétition! 

 

Revue de presse 

Notre centrale syndicale, la CSQ, nous invite à signer la pétition en faveur d’une clause « grand-père » pour le PEQ : Pétition : Mise en place d’une clause de droit acquis dans le cadre du Programme de l’expérience québécoise 

On espère toujours des amendements au PL3, qui effrite le pouvoir des syndicats de participer aux enjeux politiques et sociaux. Les centrales syndicales poursuivent leurs représentations : Gouvernance syndicale | Le projet de loi est encore perfectible, dit le ministre Boulet 

À quand une loi sur la protection de la liberté académique pour le réseau collégial? C’est un enjeu qui continue de préoccuper les syndicats : Idées | La liberté académique, un acquis fragile qu’il faut défendre activement | Le Devoir 

Bonne nouvelle : une première université inuit au Canada! Nunavut : Arviat choisie pour accueillir la première université inuit du Canada | Radio-Canada 

Les violences sont en hausse dans le réseau scolaire, notamment les violences sexuelles :  

Le taux de réussite à l’épreuve de français est en baisse depuis 5 ans, accusant un recul de 5 %, passant de 87,9 % à 82,9 % de 2020 à 2024 (est exclu de ce calcul l’année de la pandémie, où les mesures d’encadrement moindres et la rédaction en ligne avaient fait bondir le taux de réussite à 94,7 %). En 2005-2006, le taux de réussite affichait 80,6 %, un creux historique. Des cégépiens en arrachent en français: le taux de réussite est en baisse, révèle la nouvelle édition du Palmarès des cégeps du «Journal» | JDQ 

La baisse des quotas d’étudiants étrangers a des impacts sur les institutions d’enseignement : Quotas d’étudiants étrangers | Une école de jeu vidéo réputée menacée 

Des investissements importants sont consentis pour Polytechnique Montréal : Québec autorise la modernisation et l’agrandissement de Polytechnique Montréal 

Vous pouvez consulter le bulletin des actualités de la CSQ en cliquant ici:Ma CSQ cette semaine.