L'hebdo syndical

Hebdo du 4 mai 2026

Élections aux différents comités 

Lors de la prochaine AG du SPPCSF se tiendront les élections aux différents comités. Certains comités se sont vus fusionner; d’autres ont vu leur fonctionnement se simplifier. Si chaque année il est souvent difficile de pourvoir les différents postes, il n’en demeure pas moins que ces comités représentent les instances privilégiées pour que la voix professorale (ou plutôt la pluralité de ces voix) soit entendue au sein de notre établissement.  

Nous savons que la tâche est lourde, mais sans votre engagement, il est impossible que le cégep devienne de plus en plus, petit à petit, à votre image (quelle que soit cette image). Nous vous invitons donc à prendre quelques minutes de réflexion afin de considérer votre possible candidature à l’un des comités suivants :  

Comités paritaires et aux comités formés par le collège : 

  • Comité de perfectionnement (3 représentant.es)   
  • Comité santé, sécurité et mieux-être au travail (4 représentant.es)  
  • Comité d’action et de concertation en environnement (2 représentant.es)  
  • Comité de prévention du harcèlement et des violences (2 représentant.es) 
  • Comité sur la réussite des étudiant.es autochtones (3 représentant.es) 
  • Jury de sélection des prix de reconnaissance internes et externes (1 représentant.e) 
  • Comité d’éthique de la recherche (1 représentant.e ayant une expertise au regard des méthodes, des domaines et des disciplines de recherche relevant de l’autorité du CER — mandat de 2 ans) 
  • Comité des cours complémentaires (3 représentant.es provenant respectivement du secteur préuniversitaire, du secteur technique et de la formation générale, dont une ou un professeur.es est membre de la Commission des études) 

Comité de la formation générale : 

  • Comité de la FG (2 représentant.es, dont un.e provenant du secteur préuniversitaire et un.e du secteur technique)*
    * Les représentant.es seront recommandé.es par le comité de la FG et entériné.es par l’assemblée générale 

Comités syndicaux : 

  • Comité d’action féministe du SPPCSF (maximum de 9 professeures) 
  • Comité d’information et d’action sociopolitique du SPPCSF (nombre de professeur.es à déterminer) 
  • Comité des Statuts et règlements du SPPCSF (4 à 6 représentant.es)  

Les informations afin de postuler vous sont parvenues dans le courriel du 28 avril.  

 

Retour sur l’activité du 1er mai 

Nous avons eu un succès inespéré pour l’activité du 1er mai. Merci pour votre présence et vos échanges! Nous avons noté aussi toutes vos remarques sur ce qui fait de notre milieu de travail un lieu positif et sur les éléments qu’on voudrait y voir changer. Nous avons même reçu la visite de notre DG et de notre DE, qui ont pris connaissance avec attention des tableaux, dont une version tapuscrite leur sera remise sous peu!

Voici quelques photos pour immortaliser ce moment!

 

Réseau d’action sociopolitique sur les médias et la politique, avril 2026

par Marie-Solenne Percolides 

Le 14 et 15 avril dernier s’est tenu le tout récent Réseau d’action sociopolitique de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) sur le thème « Médias et politique : au cœur d’une relation complexe ». 

La conférence d’ouverture fut offerte par Alain Saulnier, professeur honoraire au Département de communication de l’Université de Montréal, expert médias et auteur des essais « Les barbares numériques » et « Tenir tête aux géants du Web ». Sa présentation, intitulée « Tenir tête aux géants du Web, une urgence démocratique », visait à exposer comment le monde numérique, largement de propriété américaine, a complètement changé nos vies, nos sociétés et bouleversé l’ordre mondial :  

« Notre culture est marginalisée par les algorithmes des plateformes numériques. Notre économie a été piratée par Amazon. Les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, et le Réseau X propagent la désinformation, la haine, la polarisation des idées, l’homophobie, le sexisme, le racisme et favorisent la montée des partis d’extrême droite en Occident. Le numérique donne le contrôle de la communication, même celle de nos gouvernements, aux réseaux sociaux, et ce numérique exerce même une emprise sur l’armée canadienne. Enfin, les centres de données au pays, y compris les données gouvernementales, sont sous domination américaine. »  

– Alain Saulnier 

Qu’ont en commun ces entreprises? Elles sont la propriété des personnes les plus riches de la planète1. Monsieur Saulnier expose donc tout ce qu’elles contrôlent et affirme sans équivoque qu’il ne saurait y avoir de véritable souveraineté culturelle et politique sans une maîtrise de notre souveraineté numérique. Ce sera d’ailleurs l’objet de son prochain essai à paraître. 

Ensuite, Colette Brin, professeure titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval et directrice du Centre d’études sur les médias, est venue nous présenter un état des lieux sur l’information au Québec, avec des données issues de ses recherches récentes. Elle a notamment présenté des outils développés par le Centre, dont une cartographie interactive des médias au Québec.  

L’après-midi débute avec une présentation de Simon Tremblay-Pépin, professeur à l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère de l’Université Saint-Paul et chercheur à l’IRIS, intitulée « Les relations publiques : l’autre côté du miroir médiatique. » Sa conférence a permis de démystifier le rôle et le fonctionnement des relations publiques, de leur naissance au XXe siècle à leur omniprésence actuelle. En effet, dans ce rapport conflictuel aux médias, on oublie cependant souvent un acteur : les relationnistes. Cette conférence a permis d’éclairer les tensions qu’elles représentent pour des organisations progressistes comme la CSQ. 

Le dernier conférencier de la journée était Mathieu Morin — il a notamment œuvré comme attaché politique au cabinet de la première ministre Pauline Marois et est actuellement conseiller aux communications à la CSQ. Sa conférence portait sur « L’influence des médias dans la politique québécoise ». À l’aide de nombreux exemples concrets et tirés de son expérience, il a su dépeindre les relations entre les médias et les personnes élues, de même que leurs répercussions sur le travail des parlementaires. 

La première journée s’est terminée par la présentation de la nouvelle plateforme électorale de la CSQ, Ça nous regarde, maintenant en ligne : https://www.lacsq.org/ca-nous-regarde/. Cette campagne vise à favoriser le partage d’information sur les engagements électoraux des partis politiques, sur les enjeux prioritaires portés par la CSQ et sur le fonctionnement des élections. La CSQ veut aussi sensibiliser le public aux raisons pour lesquelles l’action sociale et politique des syndicats est essentielle pour le Québec. 

La deuxième journée2 du Réseau s’ouvre avec une conférence d’Émilie Foster, professeure associée en politique appliquée et à l’Université Carleton et qui fut députée de la Coalition Avenir Québec. Intitulée « Politique Inc. La démocratie et les médias à l’ère du marketing », la présentation de madame Foster aborde de manière critique comment fonctionne le marketing des partis politiques ainsi que le rôle des médias dans ce phénomène, notamment l’usage du sensationnalisme. Elle revient ensuite sur les résultats de son étude qui démontre comment cette problématique a des répercussions négatives sur la démocratie et la population, comme l’augmentation continue du cynisme et la baisse de la participation électorale. 

La journée se poursuit avec une formation d’une heure, « Menace artificielle : les robots en ligne », avec Felix Cauchy-Charest, gestionnaire de communautés à la CSQ. À l’aide d’une présentation haute en couleur, monsieur Cauchy-Charest remonte aux sources de la manipulation des informations aux fins de propagandes politiques et illustre comment, de nos jours, l’intelligence artificielle permet le déploiement de la propagande selon une vitesse et une portée inégalée dans l’histoire. La formation se conclut avec des pistes de solution. 

Enfin, la conférence de clôture du Réseau est offerte par Philippe De Grosbois, enseignant en sociologie au collégial et auteur de « Les batailles d’Internet » et « La collision des récits ». Monsieur De Grosbois se penche plus spécifiquement sur le rôle que devraient jouer les médias quand la démocratie est sous assaut, spécifiquement dans le contexte actuel marqué par la généralisation des idées de l’extrême droite et la montée des partis autoritaires. En outre, il nous amène à réfléchir à la neutralité, réelle ou apparente, des médias. La présentation s’est conclue avec des pistes de solutions, tant du côté des médias que des organisations de la société civile, comme les syndicats. 

 

Revue de presse 

L’élargissement du cadre-horaire dans certains cégeps, qui conduit à une offre de cours en soirée, a poussé les étudiant.es à manifester leur mécontentement :  

La Journée internationale des travailleuses et des travailleurs est l’occasion de protester contre les mesures d’austérité imposées dans les services publics : Droits piétinés : résister pour préserver notre avenir collectif 

La montée des discours masculinistes continue de causer des inquiétudes dans le réseau de l’éducation : Montée du masculinisme à l’école : un défi pour l’égalité au Québec | Radio-Canada 

La fin du cellulaire en classe permet de mettre fin à l’isolement des élèves du secondaire : Interdiction du téléphone en classe : « On se parle » | Radio-Canada 

L’augmentation de la violence en milieu scolaire fait des victimes chez le personnel comme chez les élèves : Violence dans les écoles : du personnel scolaire forcé à l’arrêt | JDQ 

Vous pouvez consulter le bulletin des actualités de la CSQ en cliquant ici: Ma CSQ cette semaine.