Archives de catégorie : Réseau des femmes

Réseau des femmes avril 2022_résumé

Résumé du plus récent Réseau des femmes de la CSQ

Les 7 et 8 avril derniers avait lieu à Trois-Rivières le Réseau de la condition des femmes de la CSQ, ayant pour thème « Les avancées en matière de droits des femmes ». Il aura notamment été question du plan de travail du Réseau pour le triennat 2021-2024, des gains pour les femmes lors des dernières négociations intersectorielles et des modifications à la Loi sur la santé et la sécurité du travail en lien avec la violence conjugale.

Plan de travail – triennat 2021-2024

En accord avec le plan de travail de la CSQ, le Réseau des femmes prévoit d’organiser son travail des 3 prochaines années en fonction de quatre axes.

Le premier identifie le droit des femmes à une réelle égalité, qu’il s’agisse de reconnaissance et de défense de la valeur du travail des femmes, du programme d’accès à l’égalité syndicale ou de l’analyse différenciée selon les sexes. Le second place les acteurs du secteur public au centre de la relance, en s’attaquant à la discrimination systémique et au mythe de l’égalité atteinte, notamment en matière d’équité salariale. Le troisième s’attache aux lois du travail et de protection sociale qui doivent suivre les nouvelles réalités du travail, qu’il s’agisse du numérique, du télétravail ou de la santé mentale. Finalement, le quatrième axe s’articule autour du militantisme dans un monde du travail transformé.

Les dernières négociations intersectorielles : des gains pour les femmes

L’économiste de la CSQ, Pierre-Antoine Harvey, est venu expliquer aux déléguées l’impact des plus récentes négociations intersectorielles pour les femmes. La Centrale a en effet procédé à une analyse des gains dans une approche ADS, c’est-à-dire une analyse différenciée selon les sexes, qui mesure les impacts des politiques et règlements sur les femmes et les hommes. De manière générale, la centrale servant majoritairement des femmes, les gains leur profitent. Ceci étant dit, la prime accordée aux ouvriers spécialisés touche 98% d’hommes.

Le conférencier a profité de sa présence pour présenter son outil d’ADS. De son point de vue, cet outil gagne à être utilisé à toutes les étapes de la réflexion et de la construction d’une politique ou lors de négociations dans une approche intersectionnelle.

Modifications à la Loi sur la santé et la sécurité au travail

Avec les récentes modifications à la Loi sur la santé et la sécurité au travail viennent de nouvelles obligations pour les employeurs en matière de violence conjugale, familiale ou à caractère sexuel.

En effet, alors que l’article 51 de cette loi prévoyait déjà que l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique et psychique du travailleur, un nouveau paragraphe lui demande maintenant de :

« Prendre les mesures pour assurer la protection du travailleur[1] exposé sur les lieux de travail à une situation de violence physique ou psychologique, incluant la violence conjugale, familiale ou à caractère sexuel » (paragraphe 16).

Notons que par « lieux de travail », on réfère également aux lieux à proximité des lieux de travail, les lieux où s’exerce le télétravail ou tout autre lieu où se trouve la travailleuse ou le travailleur pour effectuer ses tâches.

Dans une situation de violence conjugale ou familiale, l’employeur est tenu de prendre les mesures lorsqu’il sait ou devrait raisonnablement savoir que la travailleuse est exposée à cette violence. Ajoutons que les femmes victimes de violence de la part de leur ex-conjoint sont aussi protégées par cette loi.

Parmi ses nouvelles obligations, l’employeur est désormais tenu de comprendre ce qu’est la violence conjugale, familiale ou à caractère sexuel, de reconnaître les signes et de les surveiller, d’assurer la protection des victimes, de permettre une organisation, des méthodes et des techniques de travail qui assurent la protection des victimes, d’identifier, de corriger et de contrôler les risques de violence en milieu de travail et de voir à leur inclusion dans le programme de prévention ou le plan d’action, et d’informer les travailleuses sur les risques liés à la violence, incluant la violence conjugale et familiale.

En terminant, il est pertinent de souligner que la CSQ a eu l’occasion de rencontrer Jean Boulay, ministre du Travail, à ce sujet. Cela aura été l’occasion de rappeler au ministre que la violence conjugale et familiale suit généralement les femmes au travail. Or, une femme qui sent une ouverture dans son milieu et qui a la conviction d’être appuyée par son employeur a plus de chances de parler de sa situation et de s’en sortir.

Comme prochaine bataille, la CSQ milite pour 10 jours de congé octroyés aux personnes en situation de violence conjugale et familiale. Une revendication par ailleurs intersyndicale.


[1] Et oui! La loi est toujours au masculin! Voilà qui est assez troublant lorsqu’on sait que la majorité des victimes de violence conjugale sont des femmes et que pratiquement 100% des homicides dans ce contexte sont, en réalité, des féminicides.

Campagne de don du 8mars_bilan

Bilan de la campagne de dons

Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars dernier, le SPPCSF a entrepris une tournée des départements. Cette tournée a été l’occasion de vous faire connaître un organisme local, Violence Info, qui travaille à la prévention de la violence dans les relations amoureuses. Il apporte également du soutien en offrant des entrevues individuelles à des femmes âgées de 14 ans et plus vivant une relation violente.

Le SPPCSF avait annoncé qu’il doublerait les dons offerts par ses membres à cet organisme. Grâce à votre générosité, c’est un montant de 1 010 $ qui a pu être offert à Violence Info. Notre présidente Amélie-Elsa Ferland-Raymond a remis avec grand bonheur ce chèque en votre nom!

Par ailleurs, sachez qu’il nous reste encore quelques épinglettes arborant le slogan « L’avenir est féministe ». Si vous voulez vous en procurer gratuitement un exemplaire pour orner votre chandail, votre sac ou votre babillard et ainsi favoriser la diffusion d’un message positif, passez faire un tour au C-170.16!

Journée des femmes_8 mars

Journée internationale des droits des femmes

Tournée des départements

Le 8 mars prochain, afin de souligner la Journée internationale des droits des femmes, le SPPCSF entreprendra une tournée des départements! Ce sera l’occasion de vous remettre une broche arborant le thème mobilisateur L’avenir est féministe et de vous donner un petit chocolat, puisque nous n’avions pas pu vous offrir cette douceur à la Saint-Valentin, en raison des mesures sanitaires. La tournée nous permettra aussi de recueillir vos dons, qui seront remis à l’organisme Violence Info. Cet organisme travaille à la prévention de la violence dans les relations amoureuses. Il apporte également du soutien en offrant des entrevues individuelles à des femmes âgées de 14 ans et plus vivant une relation violente.

Vous n’étiez pas au bureau lors de notre tournée? Passez nous rendre visite au local du syndicat afin de vous procurer une broche ou de nous offrir vos dons!

Panel virtuel L’avenir est féministe

Le Regroupement des groupes de femmes de la Capitale-Nationale (RGF-CN) vous invite le 7 mars à 17h au panel virtuel « L’avenir est féministe ». Plusieurs invitées aborderont les questions de santé, de violence, de pauvreté et d’exclusion et parleront des croisements d’oppressions qu’elles vivent. Cliquez ici pour accéder à l’événement Facebook.

Manifestation régionale du 8 mars

Le RGF-CN vous invite également à manifester le 8 mars pour revendiquer une société plus juste, plus égalitaire, plus verte! Le rassemblement aura lieu à 18h30 dans le stationnement du Patro Rocamadour à Limoilou (2301, 1re Avenue). Cliquez ici pour accéder à l’événement Facebook.

Journée internationale des femmes

Journée internationale des droits des femmes

La Journée internationale des droits des femmes porte cette année le slogan évocateur : L’avenir est féministe. Nous invitant à nous tourner vers le futur, ce slogan nous exhorte aussi à bâtir dans la justice sociale, l’équité et la solidarité la société d’après la pandémie.

La question de l’équité et celle de la sensibilisation aux enjeux de société qui touchent la condition des femmes demeurent plus que jamais d’actualité. Fragilisée par la pandémie, notre société a déploré une recrudescence de la violence envers les femmes, illustrée notamment par les trop nombreux féminicides de l’année 2021. La crise sanitaire a malheureusement confronté les femmes à davantage d’incertitude, les exposant plus souvent à des risques de contamination et les maintenant plus longtemps à l’écart du marché du travail que les hommes.

Le 8 mars, afin de souligner votre appui à la Journée internationale des droits des femmes, vous pourrez vous procurer une broche au coût de 5 $. Les profits amassés seront versés à un organisme de la région qui œuvre auprès des femmes. Vous pourrez acquérir votre broche lors de la tournée des départements par les membres de votre syndicat ou vous la procurer en venant nous saluer au local C-170.16!

Nous cherchons d’ailleurs des volontaires afin d’effectuer la tournée des départements. Merci de nous signaler votre intérêt en écrivant à Annie au sprofesseurs@csfoy.ca

Réseau des femmes_compte rendu

Des nouvelles du Réseau des femmes de la CSQ

Le 21 janvier dernier, les représentantes des différents Comités de la condition des femmes de la CSQ se réunissaient pour participer au premier Réseau des femmes de l’année 2022. À l’horaire, des conférences et des discussions en lien avec la santé des femmes.

La chercheuse et militante Lydya Assayag a ainsi pu faire état des différentes inégalités de santé vécues par les femmes, au Québec comme ailleurs dans le monde. Elle a profité de son intervention pour critiquer l’approche biomédicale, qui traite une partie du corps et non la personne entière, et qui ignore les spécificités propres à chaque personne tout en étant extrêmement coûteuse pour l’ensemble de la société. En plus de faire fi des problèmes sociaux qui ont un impact sur la santé, le système biomédical actuel tend à alimenter la dépendance au médical et la passivité des gens face à leur propre santé.

Madame Assayag prône plutôt une approche féministe et globale de la santé, qui conçoit l’être humain comme un tout dans une vision intersectionnelle et qui prend en compte plusieurs des facteurs ayant un impact clair sur la santé comme le niveau socio-économique, l’occupation, les lieux de vie et le réseau social des patient·e·s, notamment. Elle encourage par ailleurs une autonomie des personnes et leur droit au consentement éclairé dans le domaine de la santé. Pour elle, il ne fait pas de doute que le sens critique quant aux savoirs à prétention universelle est de mise.

En après-midi, madame Isabel Côté, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la procréation pour autrui et les liens familiaux (Université du Québec en Outaouais), est venue présenter à l’assistance le fruit de ses recherches concernant la GPA (gestation pour autrui – auparavant le concept de « mères porteuses »), une pratique qui sera bientôt possible en vertu du Code civil du Québec. Pendant une heure, il aura été question de ses filières d’accès, de ses enjeux, de la recherche, du contexte législatif et du projet de loi 2. À la question « un encadrement féministe de la gestation pour autrui est-il possible? », madame Côté en est venue à la conclusion que c’est effectivement le cas, si les femmes porteuses sont au cœur du projet. Or, la réforme actuelle et le projet de loi 2 vont en ce sens.

Le prochain réseau des femmes de la CSQ se tiendra les 7 et 8 avril prochain.

Suivi CCF

Une nouvelle année pour le comité de la condition des femmes

Une nouvelle année d’implication auprès du Comité de la condition des femmes commence pour moi et les membres du groupe. Comme plusieurs points d’actualité féministes me semblent importants, je me permets de vous écrire ces quelques lignes.

La première réunion du CCF-FEC s’est tenue de façon virtuelle le 24 septembre en matinée. Nous y avons confirmé le plan de travail pour l’année à venir. Plusieurs dossiers seront amorcés ou suivis, notamment ceux en lien avec les violences sexuelles dans les cégeps, le harcèlement sexuel, le sexisme et la violence dans les instances de la FEC, la conciliation famille-travail-études et la préparation du congrès de la FEC.

En attendant mon premier Réseau de la condition des femmes en présence les 14 et 15 octobre prochain, au Château Laurier, je vous rappelle que tout le monde est invité à la Marche mondiale des femmes (MMF) qui se tiendra le 17 octobre prochain à Québec comme ailleurs! Toutes les informations sont disponibles ici : Marche mondiale des femmes.

Sabrina Clitandre, responsable locale du CCF

Retour 8 mars_dons Vio-Secours

647 $ en dons à Viol-Secours

Logo 8 mars 2019Vous avez été nombreuses et nombreux à participer à la campagne du 8 mars organisée par le Comité de la condition des femmes dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes.

Au total, c’est 647 $ qui ont été amassés, grâce à la vente de broches et aux dons individuels, et qui seront remis à Viol-Secours. Ce montant permettra à l’organisme, qui est le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) à Québec, de poursuivre sa mission en venant en aide aux femmes et aux adolescentes qui ont été victimes d’agression sexuelle.

Merci beaucoup pour votre appui!

Le Comité de la condition des femmes Impression

Journée internationale des femmes_2018

8 mars : On le souligne au cégep de Sainte-Foy!

Journée internationale femme_2018À chaque 8 mars, Journée internationale des femmes, votre milieu de travail s’anime sous l’impulsion de votre Comité syndical de la Condition des femmes! Toujours préoccupé par les questions d’égalité et de sensibilisation aux enjeux de société qui touchent la condition féminine, le Comité travaille actuellement à organiser une activité qui ne manquera pas de visibilité… Nous ne vous en disons pas plus pour l’instant, mais nous nous invitons à être attentives et attentifs aux murs du Collège dès le 6 mars!!

En attendant, nous vous encourageons à vous procurer la broche de cette année, qui affiche le slogan de la campagne 2018, soit « Féministe, tant qu’il le faudra! ». Celle-ci est disponible, au coût de 3$, auprès de Annie Lelièvre au Syndicat des professeures et professeurs, des membres du Comité (Isabelle Marcoux, Christine Lévesque, Fanny Bourgeois, Lynda Simard et Amélie-Elsa Ferland-Raymond), de même qu’auprès de Marianne Bouchard Landry. Tous les profits de la vente iront à l’organisme Viol-Secours.

Merci!

Réseau des femmes_février 2017

Réseau des femmes de la CSQ : un réseau où la FEC-CSQ était bien représentée !

Par Isabelle Marcoux, membre du bureau syndical et du comité de la condition des femmes du SPPCSF

Je vous propose ici un bref retour sur le Réseau des femmes qui a eu lieu les 16 et 17 février derniers à Drummonville, auquel une soixantaine de délégué.e.s des comités de la condition des femmes issu.e.s des divers syndicats de la CSQ ont participé. La délégation de la FEC était effectivement bien représentée par une douzaine de représentantes et deux présentations fort intéressantes !

Le réseau a débuté par une présentation de la conjoncture sociopolitique par monsieur Jean-François Piché, conseiller à la CSQ. Cette présentation avait trois volets :  « l’effet Trump », le recul de Justin Trudeau sur la réforme du mode de scrutin au fédéral et le repositionnement des partis politiques au provincial. L’avant-midi s’est poursuivi sur le thème du 8 mars, journée internationale des femmes. Quelques participantes y ont présenté les activités respectives qu’elles tiendront dans leur milieu lors de cette journée.

En après-midi, monsieur Jacques Pétrin, membre du Comité pour la diversité sexuelle de la CSQ, a fait une présentation intitulée «Comprendre la diversité sexuelle et l’identité de genre». Ensuite, Marie-Josée Rousse a présenté la « Semaine de la relève » organisée par la CSQ, qui invite ses membres à y participer activement. Cet événement, qui se teindra le 27 et 28 avril 2017 à Orford,  se veut une occasion de réfléchir, de partager et de se donner les moyens pour favoriser le renouveau syndical et d’agir ensemble pour une société plus juste et égalitaire.  Voici le lien internet : http://releve.lacsq.org/

La journée s’est terminée par une présentation de Mme Paula Duguay, fondatrice de « Maman va à l’école», qui a pour but de promouvoir l’éducation et vise particulièrement les mères de famille monoparentales qui n’ont pas de diplôme secondaire. Voici le lien : http://mamanvaalecole.lacsq.org/

La journée de vendredi fut une journée fortement représentée par les membres de la FEC. Effectivement, la journée a débuté par une présentation sur « les rapports sociaux égalitaires » de Mme Lucie Piché, présidente de la FEC, et Mme Myriam Beauchesne, membre du comité de la fédération des femmes de la FEC. Cette présentation visait à sensibiliser les personnes présentes à la construction sociale des inégalités liées à l’apparence sexuelle. Cette présentation a d’ailleurs été filmée afin d’être disponible pour une éventuelle utilisation dans nos milieux.

Par la suite, Mme Silvie Lemelin, vice-présidente et responsable politique du dossier de la condition des femmes à la FEC, a présenté l’avis du Comité de la condition des femmes FEC-CSQ présenté à madame Hélène Davis, ministre responsable de l’Enseignement supérieur. Cet avis est celui pour lutter contre les violences sexuelles dans les milieux d’études supérieures. Pour consulter cet avis…

Le réseau s’est conclu sur une présentation sur le droit de la famille de Mme Sylvie Lévesque de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ). Pour en savoir plus sur cet organisation : http://www.fafmrq.org/

Bref, ce réseau a permis encore une fois de nourrir les participantes dans leur analyse féministe, de susciter leur plus grande participation dans les instances syndicales tout en les mobilisant en vue de créer un monde plus égalitaire!

Journée de réflexion_ministre Hélène David

Violences sexuelles sur les campus universitaires et dans les collèges du Québec : Journée de réflexion de la ministre Hélène David

Par Isabelle Marcoux, membre du bureau syndical et du Comité de la condition des femmes du SPPCSF

Photo comité violence sexuelleLe 23 février dernier, la ministre Hélène David en était à sa troisième journée de réflexion sur les violences sexuelles dans les établissements d’études supérieures. Sylvie Fradette, Silvie Lemelin et moi-même représentions le Comité de la condition des femmes de la FEC-CSQ qui a contribué à ces réflexions par son avis envoyé à la ministre en janvier dernier et par sa participation à cette journée à Québec (journée fort positive d’ailleurs). Pour ma part, j’ai perçu une ministre ouverte, engagée, à l’écoute des réflexions qui venaient de divers horizons, mais qui convergeaient vers des propositions communes pour l’élaboration de la future loi-cadre afin de doter les universités et les cégeps d’une politique visant à prévenir et lutter contre les violences sexuelles dans leur milieu.

La consultation et la journée de réflexion portaient sur trois thèmes, soit la prévention et la sensibilisation, la gestion de plainte et l’accompagnement des victimes ainsi que la sécurité des personnes. Voici quelques pistes qui sont ressorties de ces trois thématiques pour orienter la loi-cadre de la ministre.

Concernant le premier thème à propos de la prévention et la sensibilisation, il a été proposé, entre autres, de se doter d’outils de communication et d’intervention, d’avoir une campagne de sensibilisation gouvernementale, de doter les établissements d’une politique distincte sur les violences sexuelles, de documenter le phénomène par des recherches et de s’assurer d’un engagement fort (et nécessaire) des établissements dans cette lutte en assurant un réel leadership. Une collaboration étroite avec les organismes régionaux tels que les CALACS est aussi fortement souhaitée.

Pour ce qui est de la gestion des plaintes et l’accompagnement des victimes, il a été recommandé, entre autres, de faire connaitre clairement les politiques, d’élaborer un processus de traitement de plaintes clair, d’avoir des personnes ressources formées et qualifiées et d’offrir rapidement du soutien à l’interne et à l’externe pour les victimes. Il est aussi essentiel de rendre la politique et les ressources visibles et accessibles.

En ce qui a trait à la question de la sécurité, bien qu’il faille éviter les discours alarmistes et la surveillance excessive,  il est nécessaire d’offrir un environnement sécuritaire et d’instaurer une culture institutionnelle forte de respect, qui incite à la dénonciation et qui renforce le pouvoir d’agir des individus. Aussi, il faut inciter les directions, le personnel des affaires étudiantes et les associations étudiantes à identifier les endroits et moments à risque de violences sexuelles afin de mettre en place des mesures efficaces et inciter l’encadrement des activités sociales.

En conclusion, les conditions de réussite amenées par les participants et la ministre ont été la nécessité d’un leadership fort du gouvernement et des établissements, une collaboration étroite entre les différents acteurs, une compréhension commune des concepts reliés aux violences à caractère sexuel et, bien sûr, un financement adéquat pour la mise sur pied d’une prévention et d’une lutte efficaces contre toute forme de violences sexuelles dans les établissements d’études supérieures.

Le projet de loi pourrait être déposé à la fin de la présente session parlementaire. La ministre assure qu’un budget est prêt pour assurer la mise en place des différentes mesures.

L’avis du CCF-FEC est disponible en ligne : cliquez ici…