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Mot bonnes vacances

Bonnes vacances!

L’année scolaire 2021-2022 nous a offert la joie de retrouver nos collègues et nos étudiant·e·s, de réinvestir nos salles de classe, de renouer les liens humains qui tissent le fondement même de notre enseignement. Elle nous laisse aussi le sentiment d’une grande fatigue devant tous les accommodements et les exercices de souplesse auxquels nous avons dû consentir. Assurément, nous sommes heureuses et heureux de voir cette année prendre fin.

Le printemps tardif explose, luxuriant, les pelouses sont fraîchement tondues après avoir rayonné tout un mois de leur beau jaune pissenlit, les lilas embaument encore le fond de l’air, le fleuve se prélasse dans son lit et nous vous invitons vous aussi à vous gorger de soleil et à vous imprégner de paysages.

Nous vous souhaitons un été haut en couleur, pleinement vivifiant. Profitez de chaque moment.

Bonnes vacances!

Mot d’Amélie-Elsa

Pour une dernière fois

Les écrits qui suivent n’engagent que leur autrice, et celle-ci prend la responsabilité de chaque mot, bien pesé.

Je dépose les armes.

Aux portes du 2410 Chemin Sainte-Foy, exsangue, et vaincue.

Moi qui aurais tant souhaité plus pour mes collègues. Plus de reconnaissance, plus d’autonomie professionnelle (mot honni en nos murs s’il en est un), plus de légèreté, aussi.

Au bout de cinq ans, que reste-t-il de mon séjour dans un local rouge vin de fond de sous-sol? La tristesse d’avoir vu des collègues souffrir, avec comme corollaire de cette souffrance désengagement et démotivation. Peut-être un peu d’émotion à l’idée qu’un accompagnement a pu rendre moins pénibles des moments difficiles. De nombreuses désillusions que mon peu de patience pour les changements qui ne viennent pas aurait dû me permettre de prévoir. Une phrase qui résonne dans ma tête : « si vous avez de bonnes idées, on est preneurs ». Pourtant, on les a expliquées doucement nos idées, on les a écrites, on a parfois fini par les crier! Mais elles sont tombées tellement souvent dans les craques de l’image d’un cégep qui ne doit surtout pas donner raison au Syndicat. Le droit de gérance étant plus puissant que tout mon feu intérieur, j’ai péché par orgueil, visiblement.

Cinq ans après, la machine est encore puissante. Elle avale les profs, les avilit. On devient intrinsèquement convaincu que la taxonomie de Bloom va bonifier notre enseignement et que les heures non payées sont un choix personnel. C’est le supplice de la grenouille, l’étouffement à feu doux à coups de demandes administratives, l’aliénation sous le couvert de l’excellence.

Ensuite, on tombe au combat. C’est l’arrêt-maladie qu’on redoute et qui nous fait nous sentir coupables « d’abandonner » nos collègues elles et eux aussi épuisé·e·s. Où on se prend un PVRTT et on est payé à 80 % pour faire 100 % de notre travail. Trouvez l’erreur. Une « auto-protection » nécessaire, car si je ne corrige pas moi-même une charge de travail irréaliste, qui le fera? En attendant, le PVRTT est l’arbre qui cache la forêt des congés latents pour invalidité.

Ceux et celles qui me connaissent savent que je n’abandonne pas très facilement. Malgré la douleur, j’estime encore que la lutte ne doit pas cesser. Je ne dépose pas tout à fait les armes, on dirait.

Idée folle, comme ça…

Et si on disait non? Et si, collectivement, on décidait que c’est assez, que toutes les réunions ne sont pas nécessaires, que toutes les formations ne sont pas pertinentes, que toutes les évaluations ne sont pas indispensables? Et si les départements reprenaient leur autonomie et faisaient leurs propres choix? On pourrait faire un bon ménage, pour se recentrer sur l’enseignement et la relation avec l’étudiant·e, le cœur de notre métier, ce pour quoi nous l’avons choisi. Nous sommes professeur·e·s à l’enseignement supérieur, rien de moins. Ne l’oublions jamais.

Et parce qu’elle lit mes textes (et ne les apprécie pas particulièrement, avouons-le), je profite aujourd’hui de celui-ci pour envoyer ce message à la Direction de mon collège.

La machine dont je parle, c’est très loin de n’être que vous. C’est aussi tout ce qu’il y a au-dessus de vous, qui vous blesse et vous force à extraire tout le jus de vos profs. Car je veux bien croire que ce n’est pas ce que vous souhaitez au fond. Je ne pense pas que vous en êtes heureuses et heureux.

Or vous aussi, vous avez le pouvoir de dire non.

Dire non aux commandes gouvernementales ou à celles de la Fédération des cégeps! Dire non au micromanagement à la mode, tellement toxique pour la santé de vos troupes! Il est temps d’accepter d’avoir une moins bonne note aux yeux de la Fédé et du Ministère pour protéger votre monde, y compris vos gestionnaires, qui tombent comme des mouches! Car malgré toutes nos oppositions, ne pensez pas que je ne suis pas solidaire de ces femmes et de ces hommes qui vivent aussi la perte de sens liée à la gestion par résultats et aux incidences que cela provoque sur leur santé[1].

C’est le temps du ras-le-bol collectif, c’est le temps de passer de la parole aux actes, avec un gros NON comme acte de départ, qu’il soit crié, évoqué doucement ou écrit.

Nous avons le pouvoir. Et nous avons le choix.

Prenons-les.

Amélie-Elsa Ferland-Raymond

[1] En passant, vos conditions de travail sont assez mauvaises, je vous invite à des actions d’éclat pour en obtenir de meilleures!

Élection bureau syndical de la FEC

Résultats des élections au bureau syndical de la FEC-CSQ

Le 3 juin dernier, les délégations syndicales de tous les cégeps affiliés à la FEC-CSQ, réunies à l’occasion du XXIIIe congrès triennal de la FEC-CSQ, ont procédé à l’élection des membres du bureau syndical. Voici les résultats des élections :

Présidence : Youri Blanchet (cégep de Rivière-du-Loup)

Vice-présidences :

  • Julie Bellemare (cégep de Victoriaville)
  • Sylvain Benoît (cégep Gérald-Godin)
  • Hugo Boulanger (cégep de Rimouski)
  • Nancy Quessy (cégep de Drummondville)

Bravo à la nouvelle équipe!

Comité liberté académique_composition

Composition du groupe de travail sur la liberté académique

La Commission des études du Cégep de Sainte-Foy, le lundi 30 mai, a entériné les recommandations des membres du SPPCSF réuni·e·s en assemblée générale le 18 mai quant aux professeur·e·s devant siéger au groupe de travail sur la liberté académique. Les membres avaient alors choisi les professeur·e·s qui les représenteront au sein du groupe de travail. La Commission des études devait toutefois se prononcer sur cette recommandation.

 

Le résultat des élections a été validé dans son entièreté :

  • Présidence : Mathieu Robitaille
  • Corps professoral : Benjamin René, Céline Anctil, Julie Simard-Maltais, Alexandre Provencher-Gravel

Notre convention collective stipule qu’« [à] moins que la loi ou la convention collective n’y pourvoie autrement, le Syndicat est le seul habileté à désigner des enseignantes ou des enseignants comme membres d’un comité formé par le Collège » (2-2.09). Il importe donc pour votre Syndicat que la voix de l’Assemblée soit entendue et respectée.

Notons que le Syndicat a également obtenu qu’un membre de son exécutif siège au groupe de travail.

Nous adressons nos plus vives félicitations aux professeur·e·s du groupe de travail, qui ont tou·te·s vu leur recommandation par l’Assemblée être adoptée par la Commission des études!

Revue de presse du 30 mai

Revue de presse

À quelques jours du XXIIIe congrès de notre Fédération, la présidente sortante Lucie Piché dresse le bilan des trois dernières années, bilan notoirement marqué par la pandémie. C’est à lire sur le site de la FEC-CSQ.

Dans les pages de La Presse, Jean-Claude Bernatchez dresse un portrait critique du gouvernement Legault, gouvernement qui remet en question le principe d’équité, alors que les augmentations salariales et le soutien financier aux études varient selon le domaine des salarié·e·s et des étudiant·e·s.

L’adoption de la réforme de la Charte de la langue française a eu lieu mardi dernier. Le ministre Jolin-Barrette estime qu’« [il] s’agit d’une réforme légitime et essentielle pour la pérennité de notre langue », peut-on lire dans un article de Radio-Canada.

L’adoption du projet de loi 96 suscite des craintes chez les autochtones, particulièrement chez les Mohawks. Majoritairement anglophones, ils redoutent le fait que les études supérieures deviennent difficilement accessibles aux membres de leur communauté, écrit Julie Roy à Radio-Canada.

Des étudiant·e·s des cycles supérieurs demandent que la valeur des bourses d’études, inchangée depuis 2003, soit revue à la hausse. Ces bourses rapportent 17 500 $ par an à la maîtrise, soit moins que le salaire minimum, rappelle Léa Carrier dans La Presse.

Cérémonie de fin d’études_rémunération

Paiement des heures effectuées lors de la cérémonie de fin d’études

Cette année, la cérémonie de fin d’études est le dimanche 29 mai. Comme le dimanche n’est pas une journée où nous devons être disponibles, le Collège doit nous rémunérer spécifiquement pour le travail effectué lors de cette journée.

Si vous avez participé à la cérémonie, que ce soit comme coordonnateur·trice de programme ou comme accompagnateur·e, vous devez remplir une feuille de temps pour pouvoir être payé·e.

Voici le lien vers la feuille de temps que vous devez remettre à votre coordination de département.

 

Revue de presse du 24 mai 2022

Revue de presse

Pascal Faucher signe un article dans Le Soleil sur l’enjeu de la motivation des cégépien·ne·s, qui semble très difficile à maintenir chez les élèves ayant fait leur secondaire à distance.

Une étude menée auprès des adolescent·e·s montréalais·e·s dévoile que près de 40% des jeunes se sont lassé·e·s des appareils électroniques en raison de la pandémie, indique Camille Payant dans Le Journal de Québec.

Dans les pages du Soleil, des professeur·e·s signent une réflexion sur l’importance de ne pas valoriser la technologie au détriment des apprentissages. « Il faut éviter à tout prix de complexifier l’utilisation des technologies afin de minimiser les pertes de temps et maximiser les occasions d’enseignement-apprentissage », précise le groupe de recherche.

Dans Le Soleil, Élizabeth Fleury revient sur le débat des tenues vestimentaires jugées appropriées dans un contexte scolaire.

Info_Assurances collectives

Dossier assurances collectives

Maintien des assurances après la fin d’un contrat

En cette fin de session, nous invitons les personnes qui n’ont pas de contrat prévu à l’automne au Cégep de Sainte-Foy à prendre quelques minutes afin de vérifier leur couverture par leur régime d’assurance. Si votre contrat prend fin et que vous n’avez pas accès à une autre assurance privée, vous devez en effet signifier au Collège votre volonté de maintenir votre protection (différentes options sont possibles), qui s’appliquera pour une durée de 120 jours. Comme la Loi sur l’assurance médicaments du Québec oblige toute personne qui a accès à un régime d’assurance maladie à participer à ce régime, cette démarche est importante. Notez qu’elle doit être effectuée dans les 30 jours à compter de la date de fin de contrat.

Pour plus de détails sur les options qui s’offrent à vous, veuillez vous référer au courriel envoyé le 16 mai par la Direction des ressources humaines, intitulé Choix des protections | Mise à pied ou fin de contrat.

Notez que vous devez utiliser l’adresse suivante pour toute question aux ressources humaines en ce qui a trait aux assurances collectives : assurancecollective@csfoy.ca

Assurance voyage

La période estivale approche à grands pas et, pour plusieurs, vacances rimeront avec voyage.

En ce sens, il est à noter que le regroupement complémentaire facultatif 1 du régime Alter ego (J9999) doit être détenu pour bénéficier de la couverture d’assurance voyage avec assistance et d’annulation de voyage. Les membres qui souhaiteraient ajouter cette protection peuvent le faire en écrivant à assurancecollective@csfoy.ca (il leur faudra alors remplir le formulaire Demande d’adhésion ou de changement), et ce, minimalement plus d’une période de paie avant leur départ, à défaut de quoi le changement demandé pourrait ne pas être encore en vigueur.

Cette couverture permet le remboursement des frais médicaux d’urgence encourus à l’extérieur de la province de résidence de la personne assurée. Selon les clauses du contrat, cette couverture demeure offerte même si un avis du gouvernement du Canada d’éviter tout voyage non essentiel est émis pour la destination choisie, à condition que la personne assurée présente un état de santé bon et stable avant le départ. Voici le lien vers le document d’information de notre régime.

Considérant l’évolution de la situation rattachée à la COVID-19, une foire aux questions et un outil d’information sur les garanties d’assurance voyage sont mis à la disposition des membres par SSQ Assurance. ssq.ca/fr/coronavirus/voyage

Pour toute question à propos des assurances, n’hésitez pas à contacter le Syndicat.

Confidentialité des données au cégep

Préoccupations au sujet de la confidentialité des données

Depuis quelque temps, nous percevons des changements dans la gestion de la sécurité de nos postes de travail. Par exemple, il y a quelques semaines, l’ensemble des employé·e·s du cégep a dû, de manière exceptionnelle, se connecter pour une mise à jour. Ces changements ont suscité plusieurs questions quant à la sécurité informatique et, plus spécifiquement, à la confidentialité de nos données personnelles.

Le 9 mai 2022, les représentant·e·s du syndicat ont rencontré les Directions de la DSTI et des ressources humaines pour discuter de ces enjeux.

Les réponses de la Direction nous ont dans l’ensemble réconforté·e·s. Ainsi, seulement trois personnes au cégep ont les autorisations nécessaires pour avoir accès à nos informations stockées sur les serveurs et sur les postes du cégep. Ces personnes sont auditées et doivent répondre à des normes strictes. L’équipe des TI semble prendre la confidentialité des données avec le plus grand sérieux.

Pourtant, certains éléments très importants restent sans réponses satisfaisantes. Qu’arrive-t-il aux courriels, aux MIO, aux notes et aux plans de cours lorsqu’un prof quitte le cégep ? Selon la convention collective, nous sommes propriétaires de nos notes de cours, mais est-ce que notre supérieur immédiat peut avoir accès à ce matériel et, si oui, dans quelles circonstances ? Est-ce que les profs sont averti·e·s lorsque l’on consulte exceptionnellement (par exemple pour une enquête) leurs MIO ? Est-ce que le Collège prévoit de se doter d’une politique de gestion des données personnelles au cégep de Sainte-Foy ?

À notre avis, une telle politique au sujet des données personnelles permettrait de répondre à ces questions et de baliser l’utilisation de nos données en tenant compte de la réalité particulière de notre travail et de la convention collective. Finalement, elle permettrait aux enseignant·e·s d’utiliser les ressources informatiques du cégep en toute connaissance de cause.

 

Revue de presse du 16 mai 2022

Revue de presse

Dans Le Devoir, Marco Fortier rapporte les critiques auxquelles fait face le projet de loi 32 sur la liberté académique. La ministre McCann se dit ouverte à des amendements. Caroline Plante ajoute, dans La Presse, que les recteurs s’opposent à ce projet. À Radio-Canada, ce sont les modifications proposées par l’ex-ministre Alexandre Cloutier qui sont exposées.

Léa Carrier, dans La Presse, revient sur la campagne menée par la Coalition pour le maintien du DEC qualifiant en Soins infirmiers, qui cherche à faire reconnaître les mérites de ce programme collégial. Radio-Canada propose également un article sur le même sujet.

Toujours dans La Presse, Marie-Ève Morasse présente le mouvement École ensemble, qui souhaite abolir le financement public des écoles privées primaires et secondaires.

Dans Le Devoir, Stéphane Baillargeon met en lumière la censure qui s’opère, aux États-Unis, contre des manuels scolaires.

Dans Le Journal de Québec, Mathieu-Robert Sauvé rapporte les effets négatifs de la pandémie sur les compétences en lecture des élèves. Dans le même journal, Daphnée Dion-Viens revient sur la volonté de la ministre McCann de convaincre des étudiant·e·s des grandes villes de poursuivre leurs études en région au moyen de bourses de 7 500 $.

Québec souhaite valoriser le parcours collégial en français : « M. Simon Jolin-Barrette annonce l’octroi de deux subventions de 500 000 $ chacune, l’une à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la seconde à la Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ) ». Le communiqué de presse peut être consulté sur le site de la CSQ.