Rappel : CONVOCATIONÀUNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 

Nous vous attendons en grand nombre à l’assemblée générale du SPPCSF du mercredi 8 octobre, qui se tiendra à 12 h 10 au local G-272/273. 

Au menu :  

  • Des élections partielles au CoSMET, au jury local AQPC-OEEQ et au Comité de prévention du harcèlement et des violences à caractère sexuel; 
  • Une résolution en appui au peuple palestinien; 
  • Le chantier des horaires; 
  • Les impacts des coupes budgétaires. 

Encore une fois, l’assemblée se déroulera en mode hybride. Pour plus de détails sur l’assemblée ou pour obtenir le lien Zoom afin d’y accéder à distance, consultez la convocation qui vous est parvenue le 1er octobre par courriel.  

Au plaisir de vous voir!  

 

Compressions budgétaires dans le réseau collégial 

On vous rappelle qu’une pétition est en ligne jusqu’au 20 octobre. Elle a récolté relativement peu de signatures jusqu’à présent, alors nous vous demandons encore un petit effort pour la signer et la publiciser.  

Une proposition a été adoptée à l’unanimité lors du CG de la FEC des 25 et 26 septembre pour encourager les membres de la FEC à se mobiliser pour signer la pétition. Merci de la faire circuler! 

Pétition : Opposition aux compressions budgétaires imposées au réseau des cégeps 

La FEC mettra bientôt en ligne un site de campagne pour collecter des témoignages relatifs aux impacts des coupes. Vous y trouverez également des outils relatifs aux actions de mobilisation. Nous vous ferons signe lorsque le site sera en ligne.  

Une publicité numérique sera également diffusée. Nous vous tiendrons informé.es des développements.  

 

Les risques psychosociaux 

Simon Viviers et Clara Deudon ont présenté aux membres de la FEC-CSQ la réalité des risques psychosociaux lors du dernier conseil général.

Ces risques sont désormais reconnus par la loi et l’employeur a l’obligation d’intervenir pour les prévenir. Vous trouverez ici un résumé de la formation.  

Les facteurs de risques psychosociaux 

Une liste non exhaustive des facteurs de risques psychosociaux a d’abord été présentée :  

  • Charge de travail élevée 
  • Faible autonomie décisionnelle 
  • Faible soutien des collègues ou des supérieurs 
  • Faible reconnaissance et injustice organisationnelle 
  • Harcèlement au travail 
  • Violence en milieu de travail  
  • Exposition à un événement potentiellement traumatique 

Une distinction doit être faite entre les facteurs de risques et les risques eux-mêmes. Le harcèlement, la violence et l’exposition à un événement constituent un risque psychosocial; les éléments précédents sont plutôt des facteurs de risque.  

Définition des risques 

Voici comment se caractérisent les facteurs de risque et les risques psychosociaux :  

Charge de travail : interruptions fréquentes, complexité du travail, quantité de travail, délais courts, demandes contradictoires, demandes psychologiques (charge émotive)… Lorsque la charge de travail dépasse les capacités de l’employé.e, elle devient risquée. Par exemple, les corrections de fin de session, le multitâche, les MIO et les ajouts urgents sont des facteurs de risque.  

Faible autonomie décisionnelle : peu de liberté pour décider de la façon d’effectuer son travail, peu d’influence sur son milieu de travail (normes, politiques), peu de possibilités d’apprentissage, tâches répétitives, peu de possibilités d’utiliser ses compétences. Par exemple : imposition de modalité d’évaluation et format de plan de cours peu flexible, décisions institutionnelles (augmentation du nombre d’élèves dans une classe), corrections répétitives de gros volumes de travaux… 

Faible soutien des collègues : peu d’entraide, repli sur soi, attitudes hostiles ou agressives, présence de conflits, compétition, comportements visant à nuire au travail des autres. Par exemple : refus de partager des ressources pédagogiques entre collègues, absence de collaboration et de discussion, ton condescendant, enseignant non permanent qui n’est pas invité lors des activités.  

Faible soutien du supérieur : peu disponible pour aider les employé.es, nuit à la réalisation du travail, arrive peu à faire travailler les gens ensemble, prête peu d’attention aux besoins de son équipe, règle peu les conflits, ne fournit pas les outils ou les directives nécessaires, a une attitude irrespectueuse. Par exemple : une direction difficile à joindre ou qui est en retard, des tâches supplémentaires imposées en pleine période de correction, des locaux mal équipés qui ralentissent l’enseignement…  

Faible reconnaissance au travail et injustice organisationnelle : insécurité d’emploi, salaire insuffisant, faibles possibilités de promotion, non-reconnaissance des efforts… Par exemple : précarité des enseignants, charge de travail invisible qui n’est pas reconnue par la rémunération, répartition inégale des ressources…  

Harcèlement et violence en milieu de travail : harcèlement psychologique, sexuel, discriminatoire, violence physique, conjugale ou familiale. Par exemple : MIO hostile par les étudiants ou des parents d’étudiants, remarques répétées fondées sur l’âge, l’origine ethnique ou l’orientation sexuelle…  

Événement potentiellement traumatique : menace de mort, blessure grave… Par exemple : décès soudain d’un étudiant, réception de menaces explicites, être victime ou témoin de violence sexuelle, être témoin de détresse grave de manière répétée…  

Chaque risque psychosocial peut être néfaste pour la santé. La fréquence, l’intensité et la durée de l’exposition augmentent les risques; plus une personne est exposée, plus les risques sur sa santé sont élevés.  

Secteurs à risque 

Les secteurs à risque sont la santé, l’éducation, les services publics, le transport, l’entreposage.  

Les enseignant.es sont les travailleur.ses les plus en détresse en raison de leur travail (surtout au secteur primaire et secondaire), parce que ce sont les personnes les plus exposées aux risques psychosociaux. La charge de travail et la faible reconnaissance sont les éléments les plus problématiques.  

La charge de travail au collégial :  

  • 50,5 % des enseignant.es travaillent entre 35 et 44h/semaine 
  • 24,3 % travaillent entre 45 et 54h/semaine 
  • 9,7 % dépassent 55h/semaine 
  • Pendant les vacances, 6,7 % disent ne jamais travailler, alors que 33,1 % travaillent souvent et 15,2 % toujours 

*Plus les enseignant.es travaillent un nombre élevé d’heures par semaine et/ou travaillent souvent durant leurs vacances, moins grand est leur bien-être psychologique.  

Les risques psychosociaux sont couverts par la Loi sur la santé et la sécurité au travail. On cherche donc à prévenir les risques, surtout par des approches participatives. On évite les interventions individuelles (exemple : le programme d’aide aux employé.es, qui ne permet pas d’éliminer les risques à la source). Au lieu de traiter les symptômes, on tâche de traiter les causes. Il s’agit d’une obligation de l’employeur.  

 

Soutien à la Palestine 

Lors de son dernier conseil général, notre fédération syndicale (FEC-CSQ) a adopté la proposition suivante, à la suite de demandes reçues de la part des cégeps de Rivière-du-Loup et de Rimouski, qui ont adopté localement de telles propositions demandant à notre fédération et à notre centrale syndicale d’affirmer leur opposition au génocide en cours, reconnu par l’ONU, dans la bande de Gaza. 

Cette résolution affirme notre solidarité avec le peuple palestinien; notre opposition à tout investissement par La Caisse de dépôt et placement du Québec dans des entreprises contribuant au génocide ou à la colonisation illégale des terres palestiniennes par Israël; notre dénonciation de la violation, par Israël, du droit à l’éducation des Palestien.nes. La FEC-CSQ a donc pour mandat d’exiger de la CDPQ qu’elle se désengage des entreprises liées à l’occupation illégale de la Palestine et à l’agression militaire israélienne. 

Nous espérons ainsi nous assurer que nos investissements respectent nos valeurs : le désir d’une société pacifique, juste et égalitaire pour tou.tes. La CSQ a reçu favorablement la proposition et y donnera suite rapidement.  

 

Revue de presse

Le président de notre fédération syndicale, Youri Blanchet, témoigne des nombreux enjeux qui affectent le réseau collégial, alors que ce réseau contribue de manière réelle au dynamisme de nos régions : «Les cégeps, c’est le poumon des communautés» - Youri Blanchet - Le Manic 

La tension monte alors que le gouvernement Legault continue de s’en prendre aux syndicats par le biais de son projet de loi. Disons que, si ce projet passe, on aimerait bien qu’une telle réforme ait lieu pour le gouvernement provincial, ce qui nous aurait peut-être permis, comme citoyen.ne, de refuser les investissements dans Northvolt ou SAAQclic… Comme le dit le proverbe, on voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien… Aussi bien dire que la CAQ ne voit plus rien du tout :  

Michel C. Auger, à ce sujet, résume assez bien dans le titre de sa chronique le but de la réforme syndicale : Réparer ce qui n’est pas brisé | La Presse 

Le gouvernement continue à brandir ses épouvantails en construisant un « Autre » pour détourner l’attention de son bilan : « Assaut de l’islamisme radical » | Le ministre Roberge appelle à se « réveiller » | La Presse 

Les plafonds d’embauche sont levés par la ministre Lebel dans le réseau scolaire. Espérons que la mesure soit aussi levée dans le réseau collégial, toujours aux prises avec ces plafonds… 

Vous pouvez consulter le bulletin des actualités de la CSQ en cliquant ici: Ma CSQ cette semaine.