Résumé du CG-CSQ de décembre 2021

En décembre dernier, les délégué·e·s de la CSQ se sont rencontré·e·s dans le cadre d’un Conseil général. Le texte qui suit est extrait du résumé de cette rencontre et évoque certains des grands thèmes qui ont été traités. Vous pouvez consulter l’ensemble du document ici.

La délégation du CG a adopté le nouveau plan d’action 2021-2024 élaboré sous le thème « Solidaires dans le changement ».

Poursuite du plan d’action 2018-2021

La pandémie ayant malheureusement ralenti le déploiement du plan d’action 2018-2021, un nouvel échéancier échelonné tout au long du triennat 2021-2024 a été adopté afin de finaliser les étapes restantes.

Ce nouveau calendrier permettra de développer toutes les phases du plan d’action 2018-2021.

Le plan d’action 2021-2024 propose 4 axes :

Axe 1 — Le droit des femmes à une réelle égalité

L’objectif de cet axe consiste à atteindre une véritable égalité pour les femmes qui ont été plus nombreuses à perdre leur emploi lors de la crise sanitaire dans des secteurs d’activité à prédominance féminine. La crise a mis en lumière la fragilité des gains obtenus par les femmes au cours des dernières décennies.

Axe 2 — Les acteurs du secteur public au centre de la relance

L’objectif de l’axe 2 consiste à placer le secteur public au centre de la relance socioéconomique. Les compressions exercées depuis des décennies ont mis à mal nos réseaux. Ces compressions se traduisent par une dégradation constante des conditions de travail et des pénuries de personnel qui ont affaibli nos réseaux publics et, par le fait même, la société.

Axe 3 — Les lois du travail et de protection sociale doivent suivre les nouvelles réalités du travail

L’objectif de cet axe consiste à obtenir que les lois du travail et les lois de protection sociale soient adaptées aux nouvelles réalités du marché du travail. Plusieurs formes de relations d’emploi « non traditionnelles » (temps partiel, à durée déterminée, par l’entremise d’agences, etc.) ont émergé plus de 20 ans avant la crise sanitaire.

Les lois du travail doivent s’y adapter, tout comme les lois sociales pour lesquelles des modifications substantielles doivent être apportées.

Axe 4 — Le militantisme dans un monde transformé

L’objectif de ce dernier axe consiste à mieux rejoindre nos membres, à mieux les soutenir dans leur militantisme. La crise sanitaire a mis un frein aux rassemblements, et nous sommes confronté·e·s à de nouvelles règles qui compromettent le militantisme alors qu’il est reconnu que la syndicalisation est en soi un moyen de protection sociale. Ce moyen, pour demeurer efficace, doit être adapté à la nouvelle réalité du monde du travail.

Lancement de la plateforme ACTES

Le Mouvement ACTES a présenté la certification ACTES en collaboration avec ÉcoÉcoles, qui permet aux établissements d’enseignement membres du réseau de réduire leur empreinte écologique, de mesurer les résultats obtenus grâce aux actions posées et d’obtenir une reconnaissance sous forme de certification.

Grâce à une plateforme Web, les enfants, les élèves, les étudiantes et étudiants ainsi que les différentes catégories de personnel de l’éducation, de la petite enfance à l’université, peuvent concevoir ensemble un plan d’action pour l’environnement pour leur établissement, en choisissant des actions qui contribuent à son cheminement vers la certification ACTES.

EN SAVOIR PLUS : Consultez le site du Mouvement ACTES ou contactez l’équipe (actes@lacsq.org ou 1 877 850-0897 poste 3190).

Pour une saine gestion du régime d’assurances Alter ego

Afin de gérer de façon saine les dossiers en assurance maladie, dont les coûts ne cessent de croître, un comité consultatif en assurance collective de personnes sera mis sur pied.

Les membres qui en feront partie seront élu·e·s au CG de mars 2022.

CE QU’IL FAUT SAVOIR

Plusieurs risques peuvent avoir un effet sur la tarification du régime, par exemple :

  • L’augmentation du coût des médicaments ;
  • L’effet inflationniste sur les primes de la sous-tarification de l’appel d’offres ;
  • Le vieillissement du groupe ;
  • L’augmentation des réclamations pour les grands réclamants ;
  • L’augmentation des nouvelles utilisations de médicaments coûteux.

Pour limiter les risques, plusieurs mesures peuvent être mises en place, par exemple :

  • La transition forcée des médicaments biologiques vers des médicaments biosimilaires ;
  • La promotion de l’achat pour trois mois des médicaments d’entretien ;
  • La planification du décaissement des réserves en assurance invalidité de longue durée dès 2026.

Le comité consultatif aura comme mandat :

  • D’étudier les différentes mesures mises de l’avant en lien avec la saine gestion du régime ;
  • De donner son avis au CG au sujet de ces propositions ;
  • De faire des recommandations relatives à la saine gestion du régime.

Revendication et mobilisation pour un salaire minimum à 18 $ de l’heure

La Centrale joint sa voix à celle des organisations syndicales et communautaires, et adhère à la coalition Minimum 18 $. Le CG a adopté la recommandation visant à revendiquer la hausse du salaire minimum à 18 $ l’heure.

Depuis le lancement de la campagne 5-10-15, la CSQ participe à titre de membre actif. Menée par le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté ainsi que plusieurs organisations syndicales, cette campagne revendiquait un salaire minimum de 15 $ de l’heure.

Au printemps 2021, un comité de travail ayant pour objectif d’examiner les données et les arguments qui pourraient appuyer la révision de la revendication a été mis en place. Ce comité a proposé un salaire minimum à 18 $.

CE QU’IL FAUT SAVOIR

  • Le salaire minimum répond à deux objectifs : s’assurer que la concurrence entre les entreprises, dans les secteurs les plus précaires, ne se fait pas sur le dos des travailleuses et des travailleurs et que le travail garantit une sortie de la pauvreté pour celles et ceux qui consacrent leur semaine à un emploi.
  • Le seuil de 18 $ correspond au salaire nécessaire pour une personne qui travaille à temps plein (35 heures par semaine) pour sortir de la pauvreté.
  • La cible des 18 $ est ambitieuse et vise à continuer l’accélération de la croissance des bas salaires.
  • Les 18 $ représentent une augmentation de 37 % par rapport aux 13,10 $ édictés en mai 2021.