La liberté académique : un enjeu toujours d’actualité
Un enjeu majeur sur la scène nord-américaine
Les événements qui ont lieu au sud de notre frontière ont de quoi inquiéter : Washington Post nous apprenait qu’une note du secrétaire à la défense Peter Hegseth exige que les établissements scolaires gérés par son ministère retirent des bibliothèques tous les livres traitant, de près ou de loin, les thèmes de la diversité et de l’inclusion. La censure est sans précédent et ne vise pas uniquement la jeunesse : le président Trump a pris le contrôle du centre Kennedy, à Washington, l’un des plus gros centres culturels américains, afin d’en censurer la programmation et d’éliminer les propositions jugées trop « wokes ».
Des intrusions politiques troublantes dans nos cégeps
Bien sûr, cette situation est sans commune mesure, mais elle illustre la nécessité de doter nos institutions de lois fortes afin de les protéger de l’arbitraire des sensibilités politiques. Même si nous sommes dans un contexte politiquement enviable en regard de celui qui a cours aux États-Unis, nous ne sommes pas à l’abri de certains abus. Ainsi a-t-on pu voir la ministre Déry intervenir dans le contenu d’un cours de français intitulé Appartenances palestiniennes et déclencher des enquêtes administratives injustifiées alors que les cégeps disposent déjà de toutes les mesures pour s’assurer de la qualité de l’enseignement, hors de toutes contraintes idéologiques et politiques. Il suffit d’afficher le mot « Palestine », semble-t-il, pour déclencher un processus d’enquête, même si aucune plainte n’est faite par un.e étudiant.e, et même si le contenu du cours s’inscrit dans une réflexion sur la paix et l’ouverture à l’autre. Et la CAQ se targue de défendre la liberté d’enseignement. La liberté pour qui, au juste?
Une loi nécessaire
C’est la raison pour laquelle il nous semble primordial de poursuivre notre revendication d’une liberté académique pleine et entière, ce que nous réclamons ici, au SPPCSF. Afin d’assurer celle-ci, Québec doit inclure les cégeps dans la Loi sur la liberté académique, qui présentement ne protège que le milieu universitaire. La FEC continue d’ailleurs ses démarches en ce sens.
Pour en savoir plus sur les événements mentionnés ci-haut, voici les sources :