Projet de répartition 

Le 1er mai marquera le dépôt du projet de répartition. Il s’agit de notre tâche enseignante et nous savons à quel point, chaque année, les départements attendent ces chiffres avec impatience, chiffres qui ont des incidences directes sur nos conditions de travail. Entre le 10 et le 24 avril, le bureau syndical a consulté les coordinations et a rencontré la direction pour présenter des demandes d’ajouts ou de modifications.  

Le syndicat tient à saluer, dans un contexte politique de restriction budgétaire et de plafonnement d’heures, les efforts du Collège pour dégager un maximum d’ETC. Notre cégep fonctionnera encore une fois à plein rendement lors de la session d’automne. Toutefois, nous observerons une diminution de groupes en première session.  

Cette diminution serait directement attribuable à un changement des comportements étudiants, qui témoignent d’une plus grande persévérance scolaire. Plus d’étudiant.es poursuivent leurs études à l’hiver, restent en nos murs et répondent encore présents à l’automne suivant. Par les années passées, l’interruption plus fréquente des études créait des places vacantes à la session d’hiver puis à l’automne suivant. Ces places demeurent désormais occupées et ne sont plus disponibles pour de nouvelles admissions. Comme nous fonctionnons à plein rendement, admettre trop d’étudiants une année nous forcerait à diminuer fortement les admissions l’année suivante, ce qui créerait un effet « yoyo ». 

Selon le Collège, la diminution des admissions n’est donc pas tant attribuable aux restrictions qu’à la persévérance scolaire en hausse. Fermer davantage de programmes au premier tour est, dans le contexte, une mesure qui permet d’assurer à ces étudiant.es l’accès aux services nécessaires à la poursuite de leurs études, et ces services aux étudiant.es, nous le savons, sont déjà sous pression. 

Certains départements seront assurément déçus de ne pas voir leurs programmes ouverts au deuxième tour. Dans la mesure où nous devons accompagner les étudiant.es admis.es, les accueillir dans nos salles de classe (dont le nombre est somme toute limité) et leur offrir les services nécessaires à la poursuite de leurs études, cette décision du Collège paraît raisonnable et équilibrée.