Archives du mot-clé rapport Demers

Du Rapport Parent au Rapport Demers

Du Rapport Parent au Rapport Demers. Petite histoire des rapports gouvernementaux et de leurs effets sur le réseau collégial

logo AQPCLe conseiller politique de la FEC, Pierre Avignon, vient tout juste de publier un article fort intéressant sur l’évolution du cadre légal du réseau collégial en prenant pour point d’ancrage les rapports des divers comités constitués par les gouvernements pour réfléchir aux orientations de l’enseignement collégial depuis la réforme Parent. Son étude montre comment les divers rapports sont loin d’avoir été mis sur une tablette et qu’ils ont au contraire eu une incidence certaine sur le réseau collégial au fil des décennies.

On pourra consulter cet article en ligne, pour celles et ceux qui sont abonné.e.s à la revue Pédagogie collégiale ou à la bibliothèque du collège.

Cliquez ici pour un résumé de l’article :

http://aqpc.qc.ca/revue/article/rapport-parent-au-rapport-demers-petite-histoire-des-rapports-gouvernementaux-et-leurs

Rapport Demers_réponses de la FEC

Le Rapport Demers : réponses de la FEC

En juin 2014 le chantier sur l’offre de formation collégiale se concluait par un rapport (Rapport Demers) contenant 23 recommandations faites au ministère de l’Éducation, Enseignement supérieur et Recherche (MEESR). Certaines de celles-ci proposaient de revoir la formation générale, d’offrir de nouveaux types de diplômes au collégial et de développer la formation à distance pour ne nommer que ces exemples. En revanche, des pistes intéressantes étaient lancées pour mieux soutenir les cégeps en région.

Certains secteurs d’enseignement se sentent – et avec raisons – peut-être plus interpelés par la façon dont seront mises en œuvre les fameuses recommandations du Rapport Demers, pensons notamment à la formation générale, au secteur technique et à la formation continue.

Pour les collègues en provenance de ces secteurs d’abord et pour tous les autres qui souhaitent connaître les positions développées par notre fédération, la FEC-CSQ, et les démarches réalisées à ce jour par celle-ci, nous vous invitons à lire la brochure ci-jointe (PDF) qui résume les grands axes du plan d’action et de communication de la FEC-CSQ.

Rapport Demers_ Rencontres politiques en suivi du plan d’action

Pour toute question ou commentaire, n’hésitez pas à communiquer avec votre syndicat.

Rapport Demers – version finale

La version finale du rapport Demers sur l’offre de formation collégiale enfin connue !

Le 20 octobre dernier, M. Guy Demers, président du chantier sur l’offre de formation au collégial, remettait la version finale de son rapport au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science (MESRS).

Dans le réseau collégial, ce rapport est très attendu compte tenu qu’il doit offrir des pistes de solutions pour le maintien de l’intégrité du réseau collégial et son renforcement dans toutes les régions du Québec. Comment répondre à la baisse démographique ? De quelles manières assurer l’accessibilité aux études supérieures sur tout le territoire québécois ? Quelles orientations donner à la formation à distance et à la formation continue dans le contexte actuel ? Comment veiller à une meilleure complémentarité de l’offre de formation ? Autant de questions pour lesquelles le rapport d’étape de M. Demers ébauchait des pistes de réponses qui se concrétisent maintenant sous la forme de recommandations adressées au ministre Bolduc. Au nombre de celles-ci, rappelons que l’auteur du rapport appelait à une plus grande concertation entre les directions de collèges.

La FEC-CSQ fait actuellement une analyse approfondie des diverses recommandations et nous serons prochainement en mesure de vous transmettre les grandes lignes de celle-ci. Le rapport d’étape dessinait quelques avenues que nous jugions alors très porteuses. Espérons qu’il en va toujours ainsi dans cette version finale, mais aussi, que le ministre acceptera de donner rapidement suite aux idées qui pourraient être facilement mises en œuvre !

Des nouveautés dans ce rapport finale : formation générale, EUF et décentralisation des programmes…

Moins attendu toutefois, cet addenda à la suite de la conclusion du rapport dans lequel, sous le titre « Du courage et de l’audace : relever le défi de l’adaptation aux réalités actuelles », son auteur se commet sur quelques autres sujets pour lesquels aucun mandat spécifique n’avait été défini.

Ainsi, M. Demers plaide pour une révision de l’offre de la formation générale et dit souscrire à la vision portée récemment par le Conseil supérieur de l’éducation (CSÉ) dans son avis remis au MESRS. À la lumière des nombreux témoignages reçus dans le cadre de son chantier, il estime aussi qu’il y a lieu « d’assurer une diversification de l’offre de cours à l’intérieur de la formation générale et de favoriser une redéfinition locale de la formation générale ». [Rapport, p.131]

Toujours en ce qui a trait à l’évolution de la formation générale eu égard aux besoins actuels du Québec, il attire l’attention du ministre sur les quelques 1000 étudiants-es par année qui terminent leur parcours collégial sans diplôme faute d’avoir réussi l’épreuve uniforme de français (EUF). Il y a, dit-il, « quelque chose d’incohérent à obliger la réussite d’une épreuve censément en étroite relation avec les objectifs et standards déterminés par le ministre et de retrouver si peu d’éléments de formation qui soient en relation directe avec la cause principale d’échec à cette épreuve, soit la maîtrise de la langue. » [Rapport, p.137] Pour pallier cette « incohérence », il invite encore une fois à introduire plus de souplesse et de choix dans l’offre de formation générale pour mieux répondre aux besoins des étudiants-es en maitrise de la langue. Si cette souplesse s’avérait impossible à rencontrer dans les conditions actuelles, il invite à une réflexion quant au maintien de l’EUF comme condition de sanction des études collégiales.

Finalement, invoquant la grande expertise développée par les collèges au fil du temps en matière de d’élaboration de programmes et d’approches pédagogiques et rappelant, du même souffle, l’atrophie grandissante du MESRS à cet effet du fait des coupures successives, M. Demers invite le ministre à remettre à l’ordre du jour la recommandation faite en 2004 par la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial (CÉEC) à l’effet « d’assouplir les dispositions règlementaires de façon à permettre l’offre de programmes conduisant à l’obtention du diplôme d’études collégiales dans des formats diversifiés pouvant mieux correspondre aux besoins des élèves. » [Rapport, p.139]

Autrement dit, assouplissement du cadre de la formation générale, réflexion sur le maintien de l’épreuve uniforme de français et décentralisation locale de la gestion des programmes d’études collégiaux sont autant de thèmes sur lesquels Guy Demers s’est senti le devoir, en toute fin de rapport, d’interpeler le ministre Bolduc. Cela dit, cet éditorial de la dernière heure pour lequel, rappelons-le, il n’avait pas été mandaté, ne doit pas laisser dans l’ombre l’essence même du rapport qui vise à consolider le réseau collégial et qui offre à ce titre des réponses intéressantes.

En guise de conclusion, nous vous invitons à lire les articles de presse ci-dessous et pour celles et, ceux d’entre vous qui souhaitez aller plus loin dans la compréhension du Rapport Demers, vous trouverez le document complet sous le lien ci-après.

Extrait du communiqué de presse de la CSQ – 20 octobre 2014

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) accueille favorablement la publication du rapport final du chantier sur l’offre de formation collégiale attendue depuis plusieurs mois. « Nous sommes satisfaits que le ministre Yves Bolduc démontre une volonté de travailler au renforcement du réseau collégial dans toutes les régions. Les besoins importants des cégeps qui font face à une baisse démographique nécessitent en effet une réponse forte », souligne Marc Nantel, 1er vice-président de la CSQ.

Des questions subsistent quant à la mise en œuvre des propositions

 Les fédérations du collégial de la CSQ tiennent toutefois à soulever quelques questions.

« Comme dans le rapport d’étape qui proposait notamment de favoriser la mobilité étudiante vers les régions, plusieurs recommandations rendues publiques ce matin nous apparaissent intéressantes. D’autres pistes d’actions mériteront cependant un examen plus approfondi pour ne pas faire baisser la valeur des diplômes », indique Mario Beauchemin, président de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ).

« Nous sommes conscients qu’il y a des améliorations à apporter concernant la mise à jour des programmes et le développement de la formation continue dans les cégeps. Nous étudierons donc les recommandations du rapport Demers touchant ces deux aspects », souligne Carol LaVack, présidente de la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ).

Finalement, en cette ère d’austérité permanente, la CSQ n’est pas surprise d’apprendre que la mise en place des recommandations du rapport devra se faire à coût nul.

« Afin d’assurer un enseignement collégial de qualité partout au Québec, il y a une limite à ce qu’on peut faire sans ajouts de ressources. Rappelons que le réseau collégial a dû faire face à de nombreuses compressions au cours des cinq dernières années », termine Anne Dionne, présidente de la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ).

Mise en œuvre et suivi

Devant l’annonce d’une équipe de mise en œuvre et d’une volonté de collaboration et de consultation des acteurs de la communauté collégiale, la CSQ annonce qu’elle suivra de près ces travaux et qu’elle est toujours ouverte ainsi que ses fédérations à travailler à la vitalité des cégeps dans toutes les régions.