Protection du pouvoir d’achat : la clause prévue à la CC se déclenche 

Lors de la négociation de la dernière convention collective, une clause de protection du pouvoir d’achat avait été négociée et obtenue par le Front commun.  

L’écart constaté entre l’inflation réelle (2,71 %) et l’augmentation couvrant la période allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026 de 2,6 % se traduit par un ajustement de 0,11 % de nos salaires. Ce mécanisme remplit sa mission : garantir la protection de notre pouvoir d’achat pendant la durée de la convention collective. 

Trois éléments à retenir 

  • Rétroactivité : Peu importe le moment où l’ajustement apparaîtra sur votre paie, il est rétroactif au 31 mars 2026. 
  • Effet cumulatif : Cet ajustement est appliqué avant l’augmentation de salaire de 2,5 % du 1er avril 2026. Cette dernière sera donc recalculée sur le salaire déjà ajusté de 0,11 % au 31 mars 2026.  
  • Calendrier de versement : L’employeur dispose d’un délai maximal de 180 jours suivant la publication de la donnée de Statistique Canada (au plus tard le 17 octobre 2026) pour mettre en œuvre l’ajustement et verser la rétroactivité.

 

Fête des travailleuses et des travailleurs : c’est ce vendredi! 

Venez résister avec votre équipe syndicale alors que cette année a été marquée par des reculs historiques en matière de droits syndicaux.

Dans ce contexte, c’est surtout notre solidarité que nous souhaitons souligner. Votre syndicat vous invite donc à déguster un café et une petite douceur et à réfléchir sur les enjeux qui sont encore les nôtres, en nous recentrant cette fois sur notre milieu de travail.  

Au menu: 

  • Café (apportez votre tasse)
  • Tranche de pain brioché de chez Jeff Le Boulanger (une option sans gluten est disponible)
  • Participation à une action de réflexion syndicale (pour alimenter votre exécutif!)

Lieu et heure:  

Vendredi 1ermai, de 9h à 11h, à L’Allongé.  

*Notez que cette activité intersyndicale est financée par notre centrale syndicale, la CSQ.   

Manifestation du 2 mai à Montréal : Droits piétinés, faut résister! 

Nous vous rappelons qu’une manifestation a lieu le 2mai à Montréal, sous le thème Droits piétinés, faut résister!  La CSQ nous invite à y participer et finance le transport en autobus. Nous vous avons fait parvenir un lien d’inscription par courriel le 14 avril. 

 

30 avril : Grande chaîne humaine contre les féminicides 

Le Regroupement des groupes de femmes de la Capitale-Nationale invite toute la population à former une chaîne humaine afin de dénoncer le nombre effarant de féminicides ayant eu lieu au Québec depuis le début de l’année 2026. Il importe de réclamer des mesures gouvernementales concrètes afin de soutenir et protéger les femmes en contexte de violence. 

La dernière victime, Hiba Elrhazi, 25 ans, a été assassinée dans un contexte de violence conjugale le 15 avril à Montréal. Ce meurtre est le 10e féminicide connu de l’année. 

Le point de rencontre est à 11 h 45 à la Place d’Youville. 

Cette action est en mixité. Bienvenues à toustes. 

Détails : https://www.facebook.com/share/1ZoTm43VRV/ 

*** Pourquoi un 10e féminicide alors que les médias parlent de 9 féminicides ? Les médias comptabilisent uniquement les féminicides en contexte de violence conjugale. Le RGF-CN reconnaît tous les féminicides, soit les meurtres de femmes parce qu’elles sont des femmes (en raison de leur sexe ou leur genre). 

 

Sondage avec prix de participation  

Notre centrale syndicale, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), souhaite sonder ses membres afin de brosser un portrait des personnes issues de l’immigration au sein de ses affiliés et à la Centrale.  

 Afin de susciter l’intérêt, quatre prix en argent seront tirés parmi les personnes participantes, soit un prix de 400 $ et trois prix de 200 $, gracieuseté de La Personnelle, partenaire de la CSQ. 

 Le sondage sera en cours pour les quatre prochaines semaines et les données recueillies sont confidentielles, anonymes et resteront à la CSQ. 

Participez dès maintenant : https://lacsq.limesurvey.net/239162?lang=fr 

 Merci pour votre habituelle collaboration! 

 

Premier réseau sur la diversité sexuelle et l’identité de genre de la CSQ 

Le 21 avril se tenait à Québec le premier Réseau du Comité sur la diversité sexuelle et l’identité de genre de la CSQ. Trois professeures y ont assisté : Marie-Line Beaudoin-Morin, Isabelle Marcoux et Geneviève Boudreau. Voici pour vous un résumé des grandes lignes.   

Contexte dans lequel s’inscrit le Réseau 

  • Les crimes haineux ciblant la diversité ont quadruplé en cinq ans (ils s’élèvent à 860 au Canada en 2023). 
  • On assiste à une montée fulgurante de la polarisation (ex. : les drag-queens en bibliothèque, l’opposition de Drainville aux toilettes mixtes). 
  • Gris Montréal mentionne qu’entre 2017 et 2024, le malaise éprouvé par un jeune à l’égard de l’homosexualité d’un ami a doublé. 

Dans un contexte de montée de l’intolérance, la volonté du gouvernement de cantonner le pouvoir syndical aux conditions de travail nuit à la lutte pour contrer les violences à l’égard de la diversité, que ce soit dans les milieux de travail, les milieux de militance et la société en général.  

Conférence d’ouverture par Michel Dorais, professeur émérite de l’Université Laval.  

Chez les moins de 25 ans, jusqu’à une personne sur cinq se définit comme 2ELGBTQI+. C’est la génération où la diversité est la plus vécue, malgré la montée du conservatisme.  

Toutes les personnes de la diversité ont les mêmes droits, défendus par la Chartre des droits et libertés de la personne. Les préjugés d’un individu (par exemple, l’homophobie ou la misogynie) ne peuvent pas être imposés aux autres et régir les interactions publiques.  

Voici les traits distinctifs de la génération Z : 

  • L’éclatement du modèle traditionnel binaire; 
  • La fluidité identitaire (qui peut donc changer avec le temps); 
  • La multiplication des identités (et des mots pour rendre compte de cette diversité); 
  • L’affirmation identitaire de soi. 

Les identités sont revendiquées de façon affirmative et proactive. Le fait de ne pas être reconnu dans ses différences est perçu, avec raison, comme une forme d’intolérance. Personne ne souhaite être marginalisé.  

De 16,5% à 22% de la génération Z se reconnaît sous le parapluie 2ELGBTQI+. Parmi ces jeunes, plusieurs se reconnaissent comme trans ou non-binaires (environ 3 à 4 % de celleux-ci). Beaucoup se reconnaissent comme agenre.  

Le sexe anatomique peut être trompeur : environ 1,7% des bébés à la naissance naissent intersexués. On respectera donc le sexe d’appartenance, qui consiste en la conviction très profonde d’appartenir à une catégorie de sexe, conforme ou non avec le sexe assigné à la naissance ou avec le sexe anatomique.  

Une transition peut se faire sur le plan social, légal ou physique. Elle peut engager l’une ou plusieurs de ces dimensions. La chirurgie de changement de genre, parmi toutes les chirurgies, est celle qui implique le moins de regret chez les personnes opérées.  

Au Québec, l’auto-identification à un sexe ou à un genre prévaut sur l’état civil (peu importe l’anatomie de la personne). En fait, depuis 2022, le changement de sexe se fait selon le genre d’appartenance (et pas selon l’identité anatomique).  

L’utilisation d’une langue épicène ou inclusive permet de ne jamais présumer de l’identité de genre d’une personne et de respecter son autodétermination sur le plan identitaire. Par ailleurs, les éléments de l’intimité des personnes ne peuvent être dévoilés sans leur accord explicité, éclairé et révocable. Les études montrent que la majorité des 2ELGBTQ+ ont vécu des violences. Cela crée une double honte : l’intimidation en soi et la honte du motif (le fait d’être stigmatisé en raison de sa différence). Toustes les jeunes doivent être en sécurité, et il importe de valider leur identité.  

Il est crucial de lutter contre toutes les formes de stigmatisation sociale, notamment en… 

  • Encourageant la diffusion de connaissances juste sur la diversité; 
  • Rendant disponible du soutien pour les jeunes de la diversité; 
  • Luttant activement contre le sexisme, la genrophobie, l’homophobie et la transphobie afin de faire régresser l’intimidation en milieu scolaire et dans la société; 
  • Placardant des affiches visibles pour créer un espace sécuritaire et en incluant les réalités de la diversité dans nos écrits et nos enseignements; 
  • Incluant notre pronom dans notre signature afin que les personnes non binaires se sentent autorisées de le faire, sans peur du jugement, etc.  

Reconnaître la diversité n’est pas suffisant, il faut la célébrer!  

Pour aller plus loin, on peut lire le Nouvel éloge de la diversité sexuelle ou Le métier d’aider de Michel Dorais. 

Témoignages : soutenir l’inclusion en milieu de travail 

Stéphane Lajoie (école Sainte-Marie), Manon Labrecque (deuxième vice-présidente à la gestion administrative FPEP), Cassandre Careau (enseignant.e de français) ont témoigné de la difficulté de tirer un trait sur une vie hétéronormée ou de faire accepter la non-binarité dans un milieu professionnel (pas auprès des élèves, mais de l’employeur). On souligne particulièrement le fardeau que représente l’éducation du public par les personnes non binaires et la difficulté de faire accepter l’écriture inclusive.  

Lors des échanges avec une personne en transition, attention à… 

  • Éviter les questions qui relèvent de la curiosité; 
  • Respecter l’intimité de la personne; 
  • Demander le pronom utilisé et le respecter. 

Le Réseau devrait désormais se tenir chaque année. N’hésitez pas à manifester au bureau syndical votre intérêt à y participer l’an prochain! 

 

Revue de presse 

L’outil d’IAg Emilia modifie le travail de correction de la langue à la fois pour les élèves et les enseignant.es : L’IA arrive dans les classes pour aider à la correction | Radio-Canada 

Le Bescherelle témoigne de la réforme de l’accord des participes passés. Cette réforme n’est toutefois pas reconnue par le ministère de l’Éducation : Le Bescherelle québécois relance le débat sur le participe passé | OHdio | Radio-Canada 

Au lieu de faire une lecture clivante de la réussite, opposant la réussite des garçons à celle des filles, insistons sur un système scolaire qui répond mieux aux besoins des élèves, ce qui profitera au développement des garçons, mais par le fait même à celui des filles : Idées | Cessons les comparaisons et renouvelons l’éducation | Le Devoir 

De l’importance du livre et de la lecture, cette dernière devant être au centre de nos actions pour assurer un avenir au Québec de demain : Idées | Faire de la lecture une priorité nationale pour le Québec | Le Devoir 

La loi 94, qui rend obligatoire l’évaluation des enseignant.es aux deux ans, représente une somme de travail irréaliste : Casse-tête en vue pour l’évaluation et la formation des enseignants | Le Devoir 

Chez nos voisins, au Texas, la religion s’invite dans les écoles : Texas | L’État autorisé à imposer l’affichage des Dix commandements dans les écoles 

Vous pouvez consulter le bulletin des actualités de la CSQ en cliquant ici : Ma CSQ cette semaine.