Les leçons de la grève de 2023 

Dans le cadre du dernier conseil général de la FEC-CSQ, les délégué.es ont été invité.es à réfléchir au contexte dans lequel s’effectuera la prochaine grève. On peut en effet croire que, comme la dernière fois, les professeur.es seront invité.es à réaménager le travail à même une disponibilité réduite et à prioriser les tâches à accomplir.  

Le SPPCSF entamera en amont une réflexion sur les compressions que devraient subir les 173 heures en contexte d’un hypothétique retour de grève : au salaire qui n’a pas été versé doit correspondre un nombre équivalent de tâches qui ne seront pas effectuées.  

Vous serez donc invité.es à réfléchir avec nous aux possibilités, si une telle situation se pose lors de négociations à venir, aux tâches que les professeur.es et départements pourront éventuellement choisir de retrancher. Nous espérons ainsi éviter que les professeur.es, dans l’urgence, fassent la totalité du travail demandé, tout en étant payé.es que pour une part de celui-ci.  

Au plaisir de réfléchir avec vous à ce sujet lors de la session d’hiver! 

 

Manifeste Québec sans pauvreté 

Au dernier conseil général, la FEC a présenté aux délégué.es le manifeste Québec sans pauvreté. Le manifeste poursuit un but noble : abolir (à tout le moins diminuer fortement) la pauvreté au Québec.

Comme il propose des actions qui auront (si jamais il est adopté) des impacts sur l’imposition de la classe moyenne, le SPPCSF tient à consulter ses membres avant de lui accorder son appui. Vous serez par conséquent consulté.es à l’assemblée générale du 18 mars 2026 afin de savoir si, oui ou non, vous souhaitez que nous nous positionnions en faveur de ce manifeste.  

Quelles sont les mesures prévues pour diminuer la pauvreté?  

  • Hausser les protections publiques pour assurer un revenu à tout le moins égal à la mesure du panier de consommation; 
  • Augmenter le salaire minimum; 
  • Adopter une politique globale en habitation basée sur la reconnaissance du droit au logement; 
  • Adopter une loi-cadre sur le droit à l’alimentation; 
  • Interdire le privé en santé et élargir la couverture du régime public; 
  • Assurer la gratuité de l’éducation. 

Comment ces mesures seraient-elles financées? 

  • Par une réforme fiscale qui s’appuierait sur les trois aspects suivants :  
  • Faire passer de 4 à 9 le nombre de paliers d’imposition pour les particuliers; 
  • Instaurer un impôt sur le patrimoine; 
  • Imposer la totalité des gains en capital des particuliers.  

 Pour nourrir votre réflexion, nous vous invitons à consulter le site suivant : Campagne en bref — Collectif pour un Québec sans pauvreté 

C’est un rendez-vous le 18 mars! 

 

Pétition pour protéger l’accès à l’avortement 

Les projets de loi de la CAQ en mènent large, ces temps-ci. Le projet de loi 1, par exemple, qui porte sur une « constitution » du Québec, contient un article (29) qui reconnaît le droit à l’avortement pour les Québécoises.  

À première vue, difficile de s’opposer à l’article 29. C’est pourtant que ce fait tant le Barreau que les groupes de femmes. Pourquoi? Parce que présentement l’interruption volontaire de grossesse est purement et simplement un acte médical. On n’a pas besoin d’une loi pour autoriser la réparation d’une jambe cassée ou pour soigner une infection. On n’a pas plus besoin d’une loi pour un avortement. Il s’agit d’un soin de santé.  

En légiférant sur l’avortement, on ouvre la porte, par la suite, à une contestation de la loi devant les tribunaux par les groupes anti-choix. Un amendement pourrait ainsi être apporté à la loi pour restreindre l’accès à l’avortement. Présentement, le fait que l’avortement soit un simple soin reproducteur le protège de telles démarches.  

Ce qu’en dit le Barreau : Toute nouvelle législation ou modification législative pour réaffirmer nommément le droit à l’avortement comporte des risques dont le principal est d’ouvrir la porte à d’éventuelles limitations à ce droit. L’état actuel du droit protège adéquatement le droit des femmes de choisir l’avortement et il n’y a pas de «vide juridique» à ce sujet. memoire-pl1-resume.pdf 

Notez que la CAQ a refusé le 3 décembre la motion de Québec solidaire demandant le retrait de l’article 29 du projet de constitution.  

Par conséquent, le bureau syndical ainsi que le CAF-SPPCSF invite fortement ses membres à signer la pétition suivante sur le site de l’Assemblée nationale. Cette pétition propose de retirer l’article 29 (portant sur le droit à l’avortement) du PL 1 sur la constitution du Québec.  

Pétition pour protéger l’accès à l’avortement : Pétition : Retrait de l’article 29 portant sur l’avortement du projet de loi n° 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec 

Solidairement,  

Le bureau syndical et le CAF-SPPCSF 

 

Revue de presse 

Contrairement à ce que martèle le PM, qui semble croire que la société doit être protégée des syndicats, la société a au contraire beaucoup gagné grâce aux luttes syndicales : 

La Loi 14 est entrée en vigueur et limite le droit de grève en élargissant la notion de « services essentiels » pour y inclure le « bien-être » de la population… Les syndicats contestent cette atteinte au droit des travailleur.ses.  

Inclure l’avortement au projet de Loi 1 menace paradoxalement l’accès à celui-ci, selon le Barreau. Nombreux sont les groupes qui font par conséquent pression pour retirer l’article 29 de ce projet de loi, voire pour en contester plus d’un article de ce projet qui fragilise certains droits des Québécois.es.  

Le PL1 est contesté de toutes parts : les groupes autochtones, les juristes, le Barreau, la Commission des droits de la personne et même Amnistie internationale… 

La fin du PEQ soulève de sérieux enjeux, jusqu’entre les murs de notre cégep…  

Vous pouvez consulter le bulletin des actualités de la CSQ en cliquant ici: Ma CSQ cette semaine.