Réaction à la réponse de la Direction à notre lettre du 10 septembre 

Le 10 septembre dernier, le comité Intersyndical du collège, avec le SPPCSF en tête, a acheminé une lettre à la directrice générale, Mme Nathalie Larose, lui demandant d’appuyer la démarche du collectif Uni.es pour nos cégeps, entre autres en acceptant de signer et de publiciser la pétition de ce mouvement en réaction aux récentes coupes budgétaires. Une copie de la lettre fut également envoyée à toutes les directions du collège. 

Cette demande nous semblait légitime car, pour plusieurs établissements collégiaux de la province, nous avons pu voir des sorties médiatiques conjointes, regroupant les directions générales et les exécutifs syndicaux sur la place publique pour dénoncer ces coupes. Nous estimions également que, puisque le Cégep de Sainte-Foy est un acteur collégial majeur non seulement dans la région, mais dans toute la province, un appui public au mouvement Uni.es pour nos cégeps venant de notre part aurait envoyé un message clair au gouvernement de la CAQ.  

La réponse que nous avons obtenue nous a laissés pour le moins sur notre faim. D’abord, elle fut rédigée par le directeur des ressources humaines, et non par la directrice générale elle-même. Ensuite, cette réponse, quoique très polie et louant nos efforts de mobilisation contre les coupes, fait mention du fait que « [les] canaux officiels [du cégep] ne sont pas utilisés pour la publication d’une pétition ». Nous y voyons naturellement une occasion ratée, un rendez-vous manqué. D’un point de vue éditorial, il est également difficile de ne pas penser aux récentes déclarations de notre premier ministre, lui qui a mentionné publiquement que les dirigeants d’établissements et de centres de services scolaires qui seraient dissidents ou inefficaces risquaient de voir leur lien d’emploi rompu. Un tel climat politique ne peut pas encourager des alliances et des rapprochements entre Patrons et Syndicats.  

Il serait toutefois injuste de ne pas mentionner que la réponse obtenue contient également des éléments qui précisent les actions entreprises par notre collège en réaction à ces coupes, entre autres, à cause des liens privilégiés que notre cégep peut avoir avec le ministère de l’Éducation supérieure, ainsi qu’avec la Fédération des Cégeps.  

Finalement, la réponse de la Direction formule un souhait, « que la convergence de nos efforts et le cumul des différents chemins que prennent nos revendications maximiseront nos chances d’être entendus. » Il va sans dire que notre souhait intersyndical était que, pour une fois, ce chemin puisse être le même, et qu’une action réellement concertée aurait pu créer un précédent rarement vu dans le milieu collégial.