Marche mondiale des femmes 

Le 18 octobre dernier se tenait la Marche mondiale des femmes. Une délégation du SPPCSF participait à cet événement important qui réaffirme la nécessité d’une société plus égalitaire et plus inclusive! Si nous avons parfois l’impression que des événements comme la Marche des femmes servent surtout à réaffirmer notre solidarité avec les femmes victimes d’oppression un peu partout sur la planète, force est d’admettre que les iniquités persistent aussi au Québec.  

Des iniquités sociales persistantes… quelques faits 

Le salaire moyen des femmes continue d’être moins élevé que celui des hommes (30,86 $ de l’heure contre 33,84 $), et l’écart se creuse encore davantage pour ce qui est des femmes immigrantes, surtout pour celles issues de minorités visibles. Les femmes sont également plus nombreuses à travailler au salaire minimum et à occuper des emplois précaires. Par ailleurs, 74 % des familles monoparentales ont une femme pour soutien principal.  

Et de la précarité 

En matière d’itinérance, les femmes sont souvent plus jeunes que les hommes et sont plus susceptibles de se retrouver dans des ressources d’hébergement pour personnes victimes de violence. Elles font plus souvent l’expérience de la violence et de la honte avant de se retrouver à la rue. Si les hommes en situation d’itinérance sont majoritaires (les femmes représentent 29 % des personnes itinérantes), la situation d’itinérance chez les femmes a augmenté de 6 % entre 2018 et 2022. Peu de centres d’hébergement sont réservés aux femmes, ce qui augmente leur insécurité. 91 % des femmes en situation d’itinérance sont victimes de violence. Les établissements d’hébergement pour femmes victimes de violence sont pleins; le manque de places a conduit à 5792 refus pour l’année 2021-2022.